Samedi 19 juillet 2008

Le président en exercice de la Commission européenne Jose Manuel Barroso envisage un second mandat à la tête de l'exécutif européen, déclare-t-il dans le quotidien néerlandais NRC Handelsblad aujourd'hui .

"Si je devais prendre une décision aujourd'hui à propos d'un second mandat, je dirais +oui+, à condition bien-sûr d'avoir le soutien des Etats membres et du parlement", dit au journal celui qui dirige l'exécutif européen depuis 2004 et dont le mandat arrive à échéance l'an prochain.

Si M. Barroso (52 ans) a déjà le soutien du président français Sarkozy et du Premier ministre italien Berlusconi, il se rend compte que l'année qui lui reste avant d'entamer un éventuel second mandat "est une éternité en politique".

Lorsque l'heure sera venue, "je verrai si les conditions pour poursuivre sont bonnes et si les Européens veulent de moi", poursuit-il.

M. Barroso fait cependant l'objet de critiques à propos du Traité constitutionnel, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005, et à propos du Traité de Lisbonne, rejeté en juin par l'Irlande.
par Mourad Ghazli
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Vendredi 18 juillet 2008



Les deux communautés ne partagent plus beaucoup d'institutions nationales, si ce n'est la justice, l'armée et la couronne royale.

Si la Belgique se dissout un jour, ce pourrait être dans une ville comme Vilvoorde où Flamands et Wallons réalisent qu'ils ne partagent guère plus qu'une couronne, un passeport devenu européen et un drapeau plutôt fatigué. La troisième démission du premier ministre Yves Leterme a surpris la cité, comme le reste du royaume. Mais en terre flamande, à 10 km au nord de Bruxelles, c'est à peine si la crise politique agite les terrasses de café, sous les paisibles tilleuls du Grote Markt. La Belgique au bord du gouffre ? «Des enfantillages de politiciens, dit d'un air un peu blasé Hervé Vandenbossche, directeur retraité d'une école qui fut jadis bilingue. La majorité des Flamands ne veut pas d'un divorce. Mais c'est peut-être la seule solution qui reste, après avoir épuisé toutes les autres.»

Beaucoup de Belges y sont résignés. Deux Flamands sur trois jugent la rupture inévitable, 178 ans après la création du royaume. Le premier ministre démissionnaire a pu dire que sa fonction restera comme «un accident de l'histoire». À Vilvoorde, Eugène Messemaekers est le chef de file de francophones qui se disent victimes du «racisme» linguistique flamand. Il est sans appel : «Seule la séparation peut encore nous sauver.»

La question de la langue fait le miel des hommes politiques au Nord flamand comme au Sud wallon. Elle excite les passions et renforce les extrêmes. À Vilvoorde, les nationalistes du NVA ont réussi à faire de la pratique du néerlandais le préalable à l'acquisition d'un logement social. «Comment voulez-vous vous intégrer ici si vous ne parlez pas la langue ?», avance Corinne Olbrechts, premier échevin et alliée de circonstance des nationalistes.

 

Exclusion linguistique

 

L'argument dépasse les frontières de la Belgique. Mais les francophones s'étranglent, en invoquant la Constitution et le respect dû dans tout le royaume, aux langues fondatrices. Depuis 21 ans, à la mairie de Vilvoorde la flamande, le conseiller Messemaekers vote «oui» ou «non» en français, plutôt que «ja» ou «neen». Depuis 21 ans, son suffrage se retrouve à chaque fois invalidé. Adversaires en politique, l'échevin flamand et le conseiller wallon pointent vers le même diagnostic : une incommunicabilité croissante entre les deux communautés. De la reconnaissance de deux langues (trois, en comptant la minorité germanophone), Flamands et Wallons sont passés à l'exclusion linguistique mutuelle. «L'école, c'est le creuset d'une nation, explique le retraité Hervé Vandenbossche. Il y a quelques années encore, les élus des deux camps communiquaient parce qu'ils étaient passés par les mêmes bancs. Aujourd'hui, chaque communauté a ses écoles et n'enseigne que dans sa langue. Flamands ou Wallons, les hommes politiques se comprennent encore mais ils ne s'entendent plus. Que reste-t-il de la Belgique ? »

Les Flamands représentent à peu près 60 % d'une population de 10,5 millions d'habitants, les Wallons 40 %. Mais à part la famille royale, les emblèmes de l'État, la justice et l'armée, ils ne partagent plus aucune institution nationale. Pas une seule université, pas une chaîne de télévision, pas même un parti politique. Au gouvernement fédéral se substituent chaque jour davantage trois pouvoirs régionaux (Flandre, Wallonie et l'agglomération de Bruxelles, officiellement bilingue). Il faut y ajouter la représentation des communautés linguistiques. Bref, «des mondes qui se côtoient sans jamais se mélanger», reconnaît l'échevin Olbrechts.

C'est le poids électoral des Flamands, et surtout leur fierté retrouvée, qui sont venus déchirer l'illusion unitaire. À Vilvoorde, dans un café du Grote Markt, l'antique cabine téléphonique porte encore une inscription en français. Le Rotary-Club, refuge des élites d'autrefois, délibère parfois dans la langue des Wallons. Mais c'est à peu près tout ce qui reste d'une ère aujourd'hui décriée par les livres d'école flamands : celle où la maîtrise du français était un ascenseur social, du corps des officiers à la bonne bourgeoise, des maîtres de forges à la cour royale. Quoi qu'on en dise, c'était aussi un trait d'union.

Aujourd'hui, le Flamand prend sa revanche et c'est le reflet d'autres réalités économiques. «Notre modèle fonctionne mieux et les Wallons feraient bien de s'en inspirer», dit un chef d'entreprise qui préfère garder l'anonymat. Naguère méprisée, la Flandre est aujourd'hui plus entreprenante, plus riche et sûrement mieux gérée. Du coup elle fait vivre la Belgique et boucle les fins de mois de la Wallonie. Elle peut aussi envisager sereinement la rupture. «Nous voulons bien aider, dit Ivan Bojaerts, entrepreneur en quincaillerie à Vilvoorde. Mais nous ne paierons pas éternellement pour un puits sans fond.»

par Mourad Ghazli
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Jeudi 17 juillet 2008


L'indice de référence des loyers a augmenté de 2,38 % sur un an au deuxième trimestre, après 1,81 % sur les trois premiers mois de l'année. Le feu n'est semble-t-il pas circonscrit. Après l'essence et les produits alimentaires, voilà que flambent les loyers : le nouvel indice de référence des loyers (IRL) a augmenté de 2,38% sur un an au deuxième trimestre 2008, selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Insee. Une hausse qui intervient après celle de 1,81% du premier trimestre. Cet indiceplafonne les augmentations de loyers en cours de bail lorsque le contrat de location comporte une clause de révision annuelle, tant pour les logements vides que meublés. « Cela devrait se poursuivre » « C'est la plus forte hausse depuis le nouveau calcul de l'indice et même depuis le premier trimestre 2006 mais ce n'est pas encore dramatique », relativise cependant Gérard Vittek, chef d'unité de la division comptes et études de l'industrie de l'Insee. « Vu la hausse des prix à la consommation, il est normal que l'IRL progresse et cela devrait se poursuivre au troisième trimestre. De toute façon, même si les prix se stabilisent, il faudra un certain temps pour que cela se répercute sur l'IRL». Il est vrai que l'inflation s'est établie à 0,4% en juin par rapport au mois précédent, soit une hausse record de 3,6% sur un an. Même justifiée, cette hausse de l'indice de référence des loyers provoque des inquiétudes : elle « suscite de réelles inquiétudes pour les locataires en matière de pouvoir d'achat », réagit Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Paris X-Nanterre. Le mode de calcul de l'IRLa pourtant été modifié : il tenait davantage compte auparavant de l'indice du coût de la construction, en forte augmentation sous l'effet de l'envolée du prix des matières premières. Ce changement a dû faire baisser l'IRL« de l'ordre d'un point environ ». « Si l'on était resté sur l'ancien calcul, l'indice aurait pris 3,35% », estime Gérard Vittek. Les locataires soufflent donc…
par Mourad Ghazli
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Mercredi 16 juillet 2008



Un "Concert pour la liberté" se déroulera dimanche 20 juillet sur l'Esplanade du Trocadéro à Paris entre 14 et 19h, pour coïncider avec la marche pour les otages des FARC qui aura lieu à Bogota en ce jour de Fête nationale en Colombie, ont annoncé aujourd'hui Ingrid Betancourt et Bertrand Delanoë depuis l'Hôtel de Ville.

"Ce concert sera un pont d'amour entre la France et la Colombie", a promis la Franco-Colombienne. Ce sera "un message d'espoir pour ceux qui sont encore là-bas, et un hommage pour ceux qui n'en reviendront pas".

 
L'indice des prix à la consommation des ménages s'est accru de 0,4% en juin, après une hausse de 0,5% le mois précédent, selon les chiffres publiés par l'Insee mercredi.


Les chiffres se suivent et se ressemblent. En rythme annuel, l'inflation atteint 3,5%, c'est un record depuis juillet 1991», commente l'économiste Alexander Law (Xerfi) à la publication de l'indice des prix à la consommation de l'Insee. Cet indice a en effet augmenté de 0,4% en juin, après une hausse de 0,5% en mai. Ce qui en fait un record historique depuis 17 ans en glissement annuel, à 3,5%. En cause, d'abord les prix énergétiques dont les hausses dérapent. Sur un an, les produits pétroliers ont augmenté de 28%, les carburants de 23,1% et les combustibles liquides de 58,5%. L'indice des prix de l'alimentation a augmenté de 0,2% le mois dernier (+5,5% sur un an) et celui des produits frais de 1,6% (+3,7% sur un an). La maigre satisfaction vient de l'inflation sous-jacente (hors produits énergétiques, alimentaires...) qui reste sage, à 2%.

 

«Les Français n'ont plus la capacité d'acheter»

La consommation des ménages avait pourtant rebondi de 2% en mai dernier. Mais pour les économistes, les inquiétudes demeurent vives concernant la baisse du pouvoir d'achat. «Le rebond du mois de mai était simplement correctif. Dès juin, l'indice de consommation des ménages sera à la baisse. Les Français n'ont plus la capacité d'acheter», analyse Alexander Law. Ce dernier estime que les prix à la pompe pèsent économiquement mais aussi de façon psychologique sur les ménages. « Les achats répétitifs, comme les carburants, ont un impact encore plus fort que les achats rares comme l'équipement informatique». Pour Eric Vergniaud (chef économiste Bnp Paribas), l'inflation va peser lourdement sur la croissance en général. « Le ralentissement va se poursuivre. On estime la croissance à 1,7% cette année et à moins de 1% l'année prochaine».

par Mourad Ghazli
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Mardi 15 juillet 2008


R
éputé de gauche, l'hebdomadaire américain The New Yorker a publié en "une", lundi 14 juillet, une caricature montrant le candidat démocrate, Barack Obama, déguisé en militant islamiste dans le bureau ovale de la Maison Blanche, accompagné de sa femme, Michelle, une Kalachnikov en bandoulière et, avec en arrière-plan, le drapeau américain brûlant dans une cheminée, surplombée par le portrait d'Oussama Ben Laden.

La publication de ce dessin, intitulé "Les politiques de la peur", a provoqué de vives réactions au sein de l'équipe de campagne de M. Obama, qui a reproché à l'hebdomadaire de faire preuve de "mauvais goût".

"Le New Yorker peut penser que sa couverture est destinée à brocarder la caricature de Barack Obama faite par l'extrême droite mais beaucoup de lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante et nous sommes d'accord", a réagi le directeur de la communication de M. Obama, Bill Burton. Un autre membre de lson équipe de campagne, cité anonymement par ABC, estime qu'il s'agit "d'une des caricatures les plus offensantes qu'un magazine pourrait se permettre de publier".

"Je pense que [cette couverture] reflète les préjujés qui entourent le couple Obama, a expliqué un rédacteur en chef, David Remnick, au Huffington Post. Je ne peux parler des interprétations que peuvent avoir les autres, je dis uniquement que cette couverture combine des idées qui ont été propagées (...) sur le 'manque de patriotisme'" d'Obama. Dans un communiqué, le New Yorker s'est défendu de reprendre la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois, et surtout d'avoir utilisé ces stéréotypes au premier degré.

par Mourad Ghazli
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