Les Français ont pensé que les déclarations d’intention de Nicolas Sarkozy depuis 2002 suffisaient à régler le problème de l’insécurité.
Les mots n’ont jamais été suivis d’actes et ceci n’est pas un jugement subjectif mais la réalité.
Cela doit nous amener à nous interroger sur le choix des politiques. Doit-on élire les beaux
parleurs et les discours séduisants ou des personnes qui ont fait leurs preuves ?




· Les femmes mais aussi les moins de 25 ans se sentent menacés.
Le sentiment d'insécurité a augmenté en France. C'est ce qui ressort de la dernière enquête conduite auprès des victimes par l'Insee pour le compte de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (OND) qui sera diffusée aujourd'hui par son président, le criminologue Alain Bauer. En 2008, le taux de personnes interrogées inquiètes pour leur sécurité est ainsi passé de 9,8 à 10,6 %. Un résultat plutôt cohérent avec la statistique officielle, puisque la situation s'était effectivement dégradée au tournant de l'année dernière, obligeant Nicolas Sarkozy lui-même à sortir du bois pour exhorter ses troupes à réagir.
Le sentiment d'insécurité sur la voie publique a donc augmenté, chez les femmes en particulier, mais aussi chez les moins de 25 ans : «Près de 12 % des personnes entre 14 et 24 ans ont déclaré qu'il leur arrivait de se sentir en insécurité dans leur quartier de temps en temps ou souvent», constatent les experts de l'OND.
C'est en région parisienne que les gens se sentent le plus menacés. Un défi pour sa nouvelle police d'agglomération. «D'autant plus urgent à relever que ce qui s'est passé sur le Champ-de-Mars, samedi dernier, avec ces heurts, pourtant prévisibles, liés à l'opération avortée de distribution de billets de banque, n'est pas fait pour rassurer», commente un élu influent de la capitale.
Cette hausse significative du sentiment d'insécurité n'est sans doute pas étrangère à l'autre révélation de l'étude de l'OND : en un an, «la part des personnes de 18 à 75 ans qui ont déclaré avoir sub i au moins un acte de violence physique est passée de 4,2 % à 4,5 %», écrivent ses auteurs. En clair : «Le nombre estimé de victimes de violences physiques s'établit à près de 1 940 000.» Près de 2 millions de victimes… quand les chiffres officiels de la police et de la gendarmerie font état, pour 2008, de 443 671 faits.
Pour être précis, il faudrait ajouter au bilan étatique des crimes et délits celui des contraventions dressées pour violence (pour des ITT de moins de 9 jours). Mais là où la gendarmerie comptabilise 45 133 contraventions en 2008, la police, depuis six ans, se dit incapable de diffuser un chiffre. Un élément pourtant essentiel pour juger de la sincérité de la statistique officielle.
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