Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 23:46

On voit bien avec la position de l'avocat, ou plutôt le porte-parole de Sarkozy, que celle ci consiste à charger De Villepin, le seul danger pour lui en 2012.

On assiste encore à un spectacle mais moins rigolo que le reste, car cela se passe dans un lieu important celui de la Justice.

 

Sarkozy n’avait pas fait un lapsus lors de son interview  au 20h et cela se confirme après les attaques singulières de son avocat à l’encontre de De Villepin.

 



Les parties civiles passent à l'offensive. L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, a estimé lundi, au cours du procès Clearstream, que l'ancien premier ministre Dominique de Villepin avait été «l'instigateur» de l'affaire Clearstream qui, courant 2004, «a eu pour effet de tenter d'empêcher Nicolas Sarkozy d'accéder à la présidence de l'UMP».

Plus tôt dans la journée, il avait assuré que l'ancien premier ministre s'était «associé», «entendu» dans cette affaire avec le vice-président et l'informaticien d'EADS pour nuire à son client dans le cadre de l'affaire Clearstream. «Courant 2004, et à partir d'avril 2004, la conviction qui est la mienne est que tant Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud que Dominique de Villepin se sont entendus, se sont associés» pour mettre au point la machination qui a valu à Nicolas Sarkozy de voir son nom cité sur de faux listings, a-t-il ainsi assuré devant un tribunal plein à craquer.

«Est-ce qu'il y a eu de la part de Dominique de Villepin courant 2004 complicité de délit de dénonciation calomnieuse ? La réponse est oui», a poursuivi Me Thierry Herzog. «Je démontrerai (...) l'implication de ceux qui sont poursuivis», a-t-il expliqué. L'ancien premier ministre est notamment soupçonné d'avoir participé à la manipulation par laquelle il aurait voulu déstabiliser Nicolas Sarkozy - son rival politique à l'époque - pour prendre la succession de Jacques Chirac à la présidentielle de 2007.

 

Le réquisitoire du ministère public attendu mardi

 

L'accusation lui reproche ainsi d'avoir, en avril 2004, encouragé l'ex-vice-président de groupe aéronautique EADS, Jean-Louis Gergorin, à dénoncer les faux listings à un juge, alors qu'il les savait faux. Le mathématicien Imad Lahoud est de son côté accusé d'avoir réalisé les faux. Dominique de Villepin nie pour sa part toute implication.

Par Mourad Ghazli
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