Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 08:40

La presse étrangère et les peuples à l'étranger voient la France championne pour donner des leçons mais jamais capable d'être exemplaire. On demande au responsable du football de démissionner mais les mêmes politiques refusent de le faire.

 

ON NOUS MONTRE SOUVENT LES PAYS DU NORD COMME UN MODELE, JE  DIS CHICHE POUR LA BAISSE DES DEFICITES ET LE RESPECT DES DENIERS PUBLIC.

 

FRANCE jeudi24 juin 2010

«Les politiques ne mesurent pas leur inconvenance»

Par Propos recueillis par A. M.-K.

Ancien directeur du Trésor et de la Caisse des dépôts et consignation, Daniel Lebègue est président de la section française de Transparency International, l’ONG en lutte contre la corruption. Il jette un regard acerbe sur les «affaires» qui ont envahi le débat politique

Le Temps: Les «affaires» se multiplient en France. Que révèle cette tendance?

Daniel Lebègue: Contrairement aux pays scandinaves, au Royaume-Uni où le précédent gouvernement a renforcé les règles, aux Pays-Bas, au Canada ou aux Etats-Unis où des codes de bonne conduite existent, la situation française est caractérisée par l’absence de code de déontologie, d’éthique, de règles ou de lois et d’autorité de surveillance encadrant l’activité des élus nationaux et locaux, des ministres et de leurs collaborateurs. C’est une caractéristique très regrettable pour la France. A Transparency International France, nous avons décidé de faire des questions déontologiques et des conflits d’intérêts notre thème de réflexion numéro un en 2010.

– La situation vous semble-t-elle plus grave que par le passé?

– De plus en plus d’affaires sont rendues publiques. Elles animent le débat politique notamment parce qu’en temps de crise, les sacrifices et les efforts demandés à tout le monde rendent proprement intolérables certains privilèges et situations de cumul. Par ailleurs, la multiplication des révélations est clairement un phénomène lié au développement des sites d’information sur Internet, comme Mediapart ou Rue 89, dont les petites équipes de journalistes d’investigation accomplissent un travail que les grands médias ne font plus. Il tient aussi au rôle croissant des acteurs de la société civile du type de Transparency International pour obliger les dirigeants politiques à changer leur manière de faire.

– Vous citez les pays nordiques et anglo-saxons en exemple. Les classes politiques dérapent-elles dans d’autres pays que la France?

– Il existe dans les pays du sud de l’Europe, comme la France, l’Italie, l’Espagne ou la Grèce une tradition d’exercice du pouvoir sans compte à rendre et protégé par une certaine opacité où il arrive que la valeur fondamentale de l’intérêt général se confonde avec l’intérêt privé. Le monde moderne rend tout ceci de plus en plus insupportable pour l’opinion publique. En France, la crise de confiance a atteint une gravité inconnue. Notre dernier sondage a montré que sept Français sur dix estiment que la corruption est un problème majeur dans leur pays. Ce divorce entre dirigeants et opinion publique mine le pacte social. On ne peut pas faire vivre la démocratie dans un environnement pareil.

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– Mais il y a toujours eu des affaires en France!

– Leur multiplication frappe l’opinion publique, qu’elles soient grandes ou moins grandes. Celle des cigares de Christian Blanc n’est pas de la même nature que la vente des sous-marins à Taïwan. Mais toutes traduisent une perte de repères et de valeurs. Les politiques ne mesurent pas leur inconvenance. La vertu républicaine paraît perdue de vue.

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– Nicolas Sarkozy doit annoncer «des mesures structurelles pour le bon fonctionnement de la République irréprochable». C’est positif, non?

– La «République irréprochable» était un engagement pris en 2007 par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était candidat à la présidence. Hélas, trois ans après, rien n’a encore été vu. Ces mesures devront concerner au premier chef le président de la République, son budget, ses liens avec les grands groupes d’intérêts privés, la transparence de ses revenus et de son patrimoine. On demande aux Français de faire une déclaration tous les ans. Pourquoi les hommes politiques sont-ils les seuls dispensés à le faire?

Le Temps 

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Le Temps 

france jeudi24 juin 2010

Les affaires qui empoisonnent l’Hexagone

Par Caroline Stevan

Une République irréprochable?

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Fraude fiscale

D’un côté Eric Woerth, actuel ministre du Travail, au Budget jusqu’en mars dernier, part en guerre contre l’évasion fiscale, de l’autre Florence Woerth, son épouse, gère une partie de la fortune de Liliane Bettencourt, laquelle cache son magot en Suisse et finance des campagnes du parti au pouvoir. Conflit d’intérêts?

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Exil fiscal

François Baroin, l’actuel ministre du Budget, successeur d’Eric Woerth donc, a lui aussi une compagne qui lui joue des tours. La comédienne Michèle Laroque, fiscalement domiciliée aux Etats-Unis, a décidé il y a quelques semaines de payer ses impôts en France après que le Canard Enchaîné ait révélé l’affaire.

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Chambres à prêter

La secrétaire d’Etat à la ville Fadela Amara a conservé quelques valeurs de son passé socialiste, la solidarité notamment. Heureuse détentrice d’un appartement de fonction dans le 7e arrondissement de Paris, elle y loge son frère et d’autres membres de sa famille. Maître d’hôtel et cuisinier sont inclus dans le forfait.

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Propos racistes

Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, s’est récemment fait épingler pour dérapage raciste. Il a déclaré à propos d’un militant d’origine arabe: «Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.» Accusé de xénophobie, il a assuré avoir voulu parler des Auvergnats.

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Cigares à gogo

Christian Blanc, secrétaire d’Etat au Développement de la région capitale, apprécie les cigares. Ces dix derniers mois, quelques boîtes ont été réglées par les fonds publics, à hauteur de 12 000 euros. «La tête prise par mon travail et Dieu sait s’il y en a, j’ai saisi des cigares sans me préoccuper de leur provenance», a expliqué le politicien.

Le Temps 

Par Mourad Ghazli
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Ce blog traite des sujets de la RATP au nom du syndicat SATRATP. L'ensemble des propos engagent le syndicat SATRATP,Mourad GHAZLI exprime les propos du SATRATP en qualité de responsable juridique et communication.

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