Besson veut jouer sur l’ensemble des tableaux, d'une part essayer de capter les électeurs du FN en parlant d’identité et en visant indirectement les Français de type maghrébin, Africain et musulman, avec la volonté de démontrer le côté insoluble de cette population dans la société.
D’autre part pour justifier qu’il est originaire de gauche il essaie de s’humaniser en donnant une prime à des jeunes étrangers qui ont des résultats scolaires.
C’est inadmissible et paradoxal à l’heure où l’on nous parle d’assimilation et de lutte contre le communautarisme, monsieur Besson préfère faire des
droits particuliers au lieu du droit commun.
Les étrangers souhaitent être traités comme des citoyens comme les autres sans être instrumentalisés politiquement et montrés du doigt pour leur particularité.
Il faut cesser la politique misérabiliste ou pseudo généreuse quand il s’agit de traiter des personne humaines.
Je ne vois pas de différence entre une fille ou fils d’illettrés et un enfant qui ne parle pas le Français.
La prime au mérite je suis contre quelques soient les bénéficiaires, en revanche je suis favorable à aider les plus fragiles et plus faibles pour les insérer dans la vie professionnelle au lieu d’en fabriquer des cas sociaux et allocataires à vie.



La nouvelle bourse scolaire lancée lundi par Éric Besson tient du trophée. Elle viendra récompenser une poignée d'étudiants ultraméritants. Des surdoués de l'intégration. Pour y prétendre, il faut être arrivé sans parler français. L'enfant d'immigré doit alors réussir sa classe d'adaptation, puis obtenir un bac avec mention bien ou très bien. Et opter pour une filière d'excellence, au sein des préparations aux grandes écoles ou des STS et des IUT qui sélectionnent à l'entrée. Enfin, s'il est boursier, il pourra espérer faire partie des «200 élèves qui recevront en plus 2 400 euros par an » , durant les trois ans de leur formation supérieure, soit 7 200 euros sur trois ans.
«Nous avons proposé deux cents bourses de façon arbitraire, a reconnu le ministre de l'Immigration. Nous ne savons pas combien seront éligibles, 150, 200 ou 250.» Si, en fin d'année, trop de candidats ont répondu, les critères sociaux viendront départager les prétendants. Le dispositif pourra, au besoin, être ajusté.
Sans cesser d'être un symbole. Puisque l'Éducation nationale accueillait l'année dernière quelque 34 700 élèves non francophones, soit 3,7 % des effectifs. Quatre-vingt-quatorze nationalités différentes, avec en tête l'Afrique subsaharienne, qui constitue 24 % des effectifs d'arrivants, et 14 % pour l'Asie (contre 40 % il y a trois ans). Les jeunes qui arrivent en France sont d'abord pris en charge par le CASNAV (centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage) de chaque académie, qui leur fait passer une série de tests évaluant leur niveau scolaire et leur pratique de la langue française. Ils sont ensuite scolarisés dans des classes spécialisées, encadrées par des professeurs de français pour étrangers (FLE). En élémentaire, ils étaient 16 950 en 2008-2009, très largement inscrits dans des classes spéciales, les CLIN. Tandis que 14 750 fréquentaient les CLA, classe d'accueil du secondaire et encore 3 000 en lycée dont plus de la moitié dans un lycée professionnel.
Fierté de la France
Au lycée Paul-Valéry, dans le XIIe arrondissement de Paris, on s'enorgueillit de ces classes qui brassent plus d'une dizaine de nationalités. Et l'on cite en exemple une élève d'origine
indienne, arrivée en 2006 sans parler le français, et qui poursuit aujourd'hui sa scolarité en terminale, ou telle autre qui a obtenu l'an dernier un bac S avec mention très bien. Autant de
jeunes susceptibles de recevoir la fameuse récompense. Pour les autres, venus du Mali ou de Chine, cette bourse est un horizon. «On se dit qu'on peut y arriver, raconte l'un d'entre eux ,
originaire de Chine. Je suis en France depuis trois ans, et cette année, je vais aller dans une seconde normale, alors pourquoi pas ?»
Cette bourse récompense «pour la première fois les efforts d'intégration, sans tomber dans la discrimination positive» , assure Éric Besson. Elle survient à point nommé dans le débat sur l'identité nationale. L'occasion pour le ministre de souligner l'apport des immigrés au pays. Et de citer quelques figures qui firent la fierté de la France et qu'il espère à nouveau distinguer : «J'espère que cette bourse viendra récompenser la Marie Curie ou le Georges Charpak de demain». Deux Prix Nobel de physique. Tout simplement !
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