
Afflux d’inscriptions sur les listes électorales. Qui, des douze prétendants, saura conquérir ces nouveaux inscrits ?
Le 22 avril, 44.5 millions de Français glisseront un bulletin dans l’urne pour choisir leur président, selon le ministère de l’Intérieur. Et parmi eux, près de 2 millions seront des nouveaux électeurs. Précisément, il s’agit de 1.8 millions d’électeurs supplémentaires en France, et de 160 000 nouveaux inscrits à l’étranger. Ce qui représente, au total, une hausse de 4.2% par rapport à 2006. Un score « habituel » en année présidentielle, selon le communiqué du ministère. La progression du nombre de nouveaux électeurs n’était pourtant que de 2.3% en 2002, 2.1% en 1995 et 1.9% en 1988.
Dans le détail, les hausses les plus fortes concernent les DOM-TOM, avec des progressions supérieur à10% en Guyane, à Mayotte et en Nouvelle Calédonie. Mais en quantités brutes, ce sont les grands centres urbains qui pèseront le plus lourd dans le scrutin : le corps électoral de Paris progresse en effet de 9.61%. Grande et petite couronnes suivent, avec +8.5% en Seine-Saint-Denis, +7.9 dans les Hauts de Seine et 6.7% dans le Val d’Oise. Les deux autres grands centres urbains progressent également avec +5.9% dans les Bouches du Rhône et +7.1% dans le Rhône.
Des scores largement supérieurs à la moyenne nationale, qui est tirée vers le bas par les scores plus faibles mais toujours positifs des zones rurales. Ainsi, la Creuse, le Cantal et la Haute Marne progressent de moins de 1%