Je suis pour le
respect de l'ensemble des personnes. Pourquoi les juges peuvent ils prendre des sanctions beaucoup plus lourdes pour des propos bien plus faibles ceux que les pompiers, facteurs,
policiers et agents RATP et SNCF subissent chaque jour ?
Un juge ne doit pas se prendre pour un roi et donner des sanctions disproportionnées.
Parfois les juges ne donnent pas que des sanctions. Trop souvent ils donnent des jugements de valeur très limite.
La morale accompagnée d’une sanction est une double peine. Si la sanction se limite à la morale je ne suis pas contre, en revanche une sanction plus la morale c’est lourd d’autant que toute réplique peut coûter cher




Rodez. « Kess t'as ? T'as un problème ? » : 8 jours de prison pour outrage
Justice. Le 23 mars, Vivien avait vivement apostrophé le président de l'audience correctionnelle de Rodez. Il a été jugé, et condamné, hier.
Jean-Louis Is était le président de l'audience correctionnelle, le 23 mars dernier. Ce jour-là, il avait été pris à partie par une victime. Il a réclamé, hier, 1 euro de dommages et intérêts. Photo DDM.
Affaire peu fréquente que celle qui, ce mercredi après-midi, a ouvert l'audience correctionnelle de Rodez. Il s'agissait d'un dossier d'outrage à magistrat, infraction plutôt rare en Aveyron.
Dans le box des prévenus, Vivien. Menottes aux poignets (il purge une autre condamnation à Villeneuve-lès-Maguelone), ce Villefranchois de 19 ans comparaît pour avoir, le 23 mars dernier, apostrophé le président du tribunal correctionnel de ce jour-là en termes peu choisis. Car lancer à un juge « Kess t'as toi ? T'as un problème » ?, cela ne se fait pas. « Au tribunal, les choses ne doivent pas se passer comme dans la rue. Et il faut respecter les magistrats pour ce qu'ils représentent », lance d'ailleurs le substitut du procureur de la République, Jean-Gabriel Deboos.
La phrase a, cependant, été lancée dans un contexte particulier. Le 23 mars, Vivien est au tribunal en tant que partie civile. Il a été victime de violences à deux reprises et c'est son agresseur qui est jugé en comparution immédiate. Sauf que pendant les débats, Vivien s'énerve. Face à cette attitude, Jean-Louis Is lui ordonne plusieurs fois de se taire et le fait finalement expulser du tribunal avant de déposer une plainte.
« Je n'avais pas dormi de deux jours. Mais c'est vrai que je me suis mal comporté. Je suis désolé », explique Vivien ce mercredi en reconnaissant qu'il a du mal à canaliser sa violence.
« Ce n'est pas ainsi qu'on règle ses problèmes. Et il ne guérira pas par miracle. Il faut qu'il se soigne », estime Jean-Gabriel Deboos en en requérant quinze jours de prison.
Le magistrat outragé, lui, demande 1 euro symbolique de dommages et intérêts. « Son comportement est inadapté à la vie en société », écrit-il dans sa constitution de partie civile.
Ce que veut bien entendre l'avocat de la défense qui ne plaide pas la relaxe. « Je veux que Vivien parte avec le message de M. Is à l'esprit. Mais je suis persuadé qu'il n'avait pas l'intention d'injurier le magistrat », plaide Me Gaudy en demandant au tribunal de « prendre du recul » par rapport à cette affaire.
Vivien est condamné à huit jours de prison et doit verser 1 euro à Jean-Louis Is.
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