On a la démonstration dans les réquisitions du procureur de la république, qui est le représentant de l’état, que l’on ne peut pas lui donner la mission de l’instruction à la place du juge d’instruction.
Il faut savoir que les sanctions pénales sur des détenteurs de l’autorité publique sont dans les circonstances aggravantes du fait de leur assermentation et leur pouvoir judiciaire.
C’est un moyen d’éviter que des agents ne respectent pas le code de procédure pénale.
Leur pouvoir est tel que jusqu’à preuve du contraire les agents ont toujours raison, leur parole est considérée comme juste.
Dans les quartiers où la police est mal vue une décision clémente sur une bavure peut nourrir avec force la haine et surtout le non confiance en un état de droit qui n’applique pas le code de procédure pénale.
Pire la justice peut être remise en question dans « les tous pourris »quand on voit les faibles réquisitions du procureur.
Je ne veux pas une justice clémente envers des agents qui agissent comme des voyous qui salissent et mettent en danger les 95% qui font leur travail dans le respect du cadre légal.





Les six CRS, qui reconnaissent eux-même des violences «inadmissibles», seront fixés sur leur sort le 24
septembre.
| TRIBUNAL CORRECTIONNEL |
Six CRS comparaissaient hier en correctionnelle pour des violences avec préméditation, commises en réunion et avec armes sur le parking d'une boîte de nuit, au mois de juillet, près de Dunkerque. Le procureur a requis une peine de huit mois de prison avec sursis. le jugement sera rendu le 24 septembre.
Ils appartiennent à la compagnie de CRS 40 de Dijon, enorgueillie l'hiver 2007 par un déversement de décorations collectives et individuelles pour actes de bravoure et de dévouement. Ils étaient aux premières loges lors des émeutes de Villiers-le-Bel où l'un des prévenus a été blessé par un tir de fusil à pompe. Leur hiérarchie, qui a transmis leurs dossiers pour les besoins de l'audience, les couvre encore d'éloges pour leur sang-froid en ce mois de novembre 2007. On parle même de « sacerdoce » dans la façon qu'ils ont d'exercer leur métier.
Le 12 juillet, ce fut beaucoup moins glorieux
Animés par un esprit revanchard, les six fonctionnaires ont rejoint leur casernement pour y prendre des armes - un tonfa et des bombes lacrymogènes - et retourner sur le parking de la boîte à bord d'un véhicule de police.
« On a honte »
Ils se sont alors passé les nerfs sur quatre jeunes originaires du Dunkerquois
Pour le procureur de Dunkerque, il ne s'agit pas de violences policières. « Ils n'étaient pas dans l'exercice de leur fonction, bien que l'utilisation de matériel d'État pour commettre des violences gratuites soit très déplaisant ». Parce qu'ils n'étaient pas en service, le parquet n'a pas demandé d'interdiction d'exercer mais réclame huit mois avec sursis pour les six CRS. Le délibéré sera rendu le 24 septembre.
Ils sont actuellement suspendus. Selon les règles administratives de la police nationale, une peine supérieure ou égale à six mois de prison avec sursis signifierait automatiquement leur révocation.
ALEXIS CONSTANT VOIX DU NORD
qui n'avaient d'ailleurs eu aucun différend avec eux, ce soir-là. Les victimes, prises par surprise dans leur véhicule, ont été frappées à coups de tonfa, de manche à balais et aspergés de gaz lacrymogène. Un des CRS a ensuite méthodiquement détruit la voiture à l'aide de son tonfa. À la barre, tous ont reconnu les faits. « On a honte. Ce qu'on a fait est inadmissible ».. Cette nuit-là, dans une discothèque de Wormhout, près de Dunkerque, ils arrosent la fin de leur mission dans le Calaisis auprès des clandestins. Imprégnés d'alcool, ils se comportent assez mal dans la boîte, créent des incidents, l'un exhibant une carte professionnelle, expulsant manu militari un inoffensif vendeur de fleurs pour amoureux. Forcément, il y eut quelques insultes.
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