Le parquet n'est pas indépendant car ça lui donne un
pouvoir à charge mais jamais à décharge. Le juge d'instruction a un avantage sur l'indépendance et l'objectivité dans l'étude des dossiers. Quand je vois le procureur de la république s'exprimer
dans les médias sur l'affaire Clearstream, cette semaine, avant l'ouverture du procès, cela nous prouve la justice spectacle. Le procureur de la république est sous l'autorité de
l'exécutif qui est le garde des sceaux, comment lui donner le pouvoir d'instruire avec objectivité dans les affaires politiques ? Dominique De Villepin a été condamné avant le procès par le
procureur, qui peut être a été incité à le faire, ou bien souhaite une promotion et fait du zèle.
Quand il y a un crime ou un délit on entend le président de la république ou le ministre de la justice demander des sanctions exemplaires, ceci est relayé par le procureur de la république dans
ses réquisitions. On voit bien les ordres des politiques faits au parquet et je n'ai jamais observé une décision du procureur contraire à là volonté politique. Dans l'affaire Ilan Halimi le
parquet a fait appel de la décision de la justice suite à une demande de la ministre, DONC NON NON NON A UNE JUSTICE BANANIERE





Une recommandation qui va dans le sens des souhaits du chef de l'Etat. Le comité Léger -qui doit rendre son rapport mardi sur la réforme de la justice pénale-, va préconiser une suppression du juge d'instruction, révèle le Journal du dimanche dans son édition de samedi. «Il cumule les fonctions d'un juge avec celles d'un enquêteur. En d'autres termes, il n'est pas totalement juge, et pas totalement enquêteur», tranche le rapport selon le JDD, qui dit avoir eu accès à l'intégralité du texte. Le comité propose donc de confier à la place les pouvoirs d'enquête aux seuls procureurs, qui resteraient hiérarchiquement soumis au ministre de la Justice.
Le comité, présidé par l'ancien magistrat Philippe Léger, suggère toutefois de transformer le juge d'instruction en un«juge de l'enquête et des libertés», qui exercerait un contrôle sur les enquêtes pénales en garantissant leur «loyauté». Il serait notamment chargé d'autoriser les mesures «les plus attentatoires aux libertés», comme les perquisitions et les écoutes téléphoniques.
Parmi les autres propositions figurent également la possibilité d'accroître le rôle de l'avocat durant la garde à vue, de limiter les gardes à vue aux infractions passibles d'une peine de prison ou encore de réduire les délais de détention provisoire. Il serait également question de dépénaliser la violation du secret d'instruction et de renforcer la neurtralité du président d'audience en matière pénale.
A peine dévoilées, ces conclusions suscitent déjà la controverse. Le député PS André Vallini, ancien président de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, est aussitôt monté au crénau dans les colonnes du JDD: «Est-ce qu'un justiciable pourra toujours déclencher une instruction en se constituant partie civile? Si demain, sans juge d'instruction, le gouvernement ne souhaite pas qu'une enquête soit ouverte sur un sujet qui pourrait le gêner, tout sera étouffé».
Même son de cloche du côté du juge Renaud Van Ruymbeke, qui a instruit de nombreuses affaires «sensibles» [affaires Urba, des frégates de Taïwan et Clearstream 2, ndlr]. «Quelle sera la marge de manœuvre des procureurs soumis à l'autorité du garde des Sceaux lorsqu'ils auront à traiter des affaires financières politiquement sensibles ou qui mettraient en cause des proches du pouvoir ?» s'interroge-t-il. «J'ose croire que des voix s'élèveront pour s'opposer à une réforme qui se traduit par un recul des libertés publiques».
Mes rubriques |
Ma Bio |
Mes Opinions |
Mes coups de coeur |
Me contacter |
|
|
Mes Liens |
Mes livres |
Les Grandes Gueules de RMC |
| Le Blog des Grandes Gueules |