j'aime beaucoup cette femme, sincère dans son engagement. Dans le monde
politique je connais très peu de personnes qui font de la politique avec autant de convictions et de force de propositions.




Les deux femmes se sont rencontrées à l'occasion d'un débat, fin juillet. C'était sur France Culture. La première n'en peut plus de l'attitude du Parti socialiste vis-à-vis de ses «amis» de l'ex-gauche plurielle des années Jospin. La seconde est du même avis. La première, Christiane Taubira, député de Guyane et vice-présidente du Parti radical de gauche (PRG), garde en travers de la gorge le mépris du PS à l'égard du PRG à l'occasion des élections européennes. La seconde, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, lui dit, en privé, après le débat : «Pourquoi ne viendrais-tu pas en parler avec nous ?»
Forts du score des listes de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes de juin, les Verts rêvent de confirmer leur dynamique aux régionales de mars 2010. À savoir, talonner, voire gagner des Régions au PS. Pour cela, ils sont prêts à poursuivre leur politique d'«ouverture». Au même titre que Bruno Rebelle, l'ancien conseiller de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 et ex-numéro deux de Green Peace International - pressenti pour conduire la liste Rhône-Alpes -, Christiane Taubira intéresse les écologistes.
Pour l'heure, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 n'a rien signé avec les écolos. Mais elle a confirmé qu'elle se rendrait à leur université d'été, ce jeudi, à Nîmes.
«Si elle veut candidater chez nous, nous sommes prêts à en parler avec elle», confirme Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts et président du groupe écolo à la Région Ile-de-France. Dans les statuts des Verts, ce sont les fédérations qui adoubent leurs têtes de liste. Mais l'«appareil» du parti semble prédisposé à y mettre tout son poids. Une condition tout de même : «D'abord parler du fond», précise Cécile Duflot.
Selon la patronne des écolos, «nous ne cherchons pas à racoler». Elle l'assure : «Nous ne sommes pas dans le troc, nous voulons avec nous des gens sincères qui se posent de vraies questions.» Objectif : «Montrer qu'on incarne un truc plus large à gauche que le PS d'aujourd'hui», dit-elle.
Depuis les européennes, les Verts ont en effet décidé de montrer les biscotos vis-à-vis du PS. Lors de leur dernier conseil national, décision a été prise de partir en autonome au premier tour des régionales. «Y compris en Poitou-Charentes» - la Région présidée par Ségolène Royal -, assure Jean-Vincent Placé. Quant aux alliances de second tour, les Verts ont déjà prévenu : «Pas d'alliance en Languedoc Roussillon» avec le controversé président Georges Frêche. Pour autant, tous les ponts ne sont pas rompus avec le PS. Au moins, avec son pôle écologique. Le 28 août, Daniel Cohn-Bendit doit se rendre aux rencontres d'été de ce courant socialiste en Gironde. Mais pas à La Rochelle, pour la vraie université d'été du PS
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