Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 16:13
Je suis entièrement convaincu que l'on peut faire des économies cela passe par une meilleure gestion du personnel. Il y a trop d'administratif dans la police au détriment des personnes sur le terrain. Il faut que la police ne s'occupe plus des stationnements, des déclarations de pertes de  papiers et bien d'autres tâches que la police municipale puisse faire.

La police doit concentrer son action pour la sécurité des personnes et des biens. Je pense que si les effectifs de police sont bien gérés alors oui il faut dégraisser.

En revanche il faut une fois pour toute travailler en transversalité et cela devient pesant et peu gratifiant d'avoir autant de personnes en inaptitude alors que c'est seulement pour l'activité de policier. Il faut permettre aux inaptes de pouvoir rejoindre une autre administration au lieu de faire des petites tâches absurdes.

J'habite en banlieue et il est impossible  le soir ou le weekend d'avoir un effectif de police car il y a un ou 2 véhicules d'intervention pour une population de 80000 PERSONNES. 

Combien de personnes se sont vues refusées un déplacement d'un effectif car la police traite par priorité les délits les plus importants au détriment du droit à la sécurité et du code de procédure pénal pour tous. 


La nombre d'actes de violences contre les personnes a continué d'augmenter (+ 4,34%) entre août 2008 et juillet 2009 par rapport à la même période de douze mois précédente, selon le bilan mensuel de l'Observatoire national de la délinquance (OND), rendu public aujourd'hui. Dans le même temps, la baisse du nombre d'atteintes aux biens (2.244.031 contre 2.269.048, soit -1,10%), même si son rythme "se ralentit fortement", constate l'OND, amène le nombre de vols à un niveau "qu'on peut qualifier d'historiquement bas", avec un "80ème mois consécutif" de baisse en ce domaine.

Toutefois, en confirmation de la tendance générale des atteintes aux personnes, les vols commis avec violences augmentent de 4,83% (111.149 contre 106.032) pour une légère baisse (-0,30%) des vols sans violences. Dans le cadre des atteintes aux personnes, celles dites "gratuites" augmentent de 5,41% (239.172 entre août 2008 et juillet 2009 contre 226.898 lors de la même période précédente). En revanche, les violences à caractère sexuel diminuent de 3,14% (23.324 contre 24.079) et les menaces et chantages baissent de 2,90% (80.454 contre 78.190). Quant aux escroqueries, infractions économiques et financières, elles augmentent de 3,77% (382.971 contre 369.046).

Les syndicats dénoncent le fait que des milliers de futurs gardiens de la paix ont vu leur intégration en école reportée alors que ceux qui partent à la retraite ne seront pas tous remplacés.

«Il y a des jeunes qui ont réussi le concours de gardien de la paix depuis bientôt deux ans et qui pointent au RMI parce que le ministère de l'Intérieur a gelé l'intégration des élèves dans les écoles de police !» Bruno Beschizza, le secrétaire général du syndicat Synergie Officiers (réputé proche de la majorité) est formel : l'affaire des cadets de la République (ces jeunes recrutés dans les banlieues pour préparer les concours de la police) est, dit-il, «l'arbre qui cache la forêt». La police, mais aussi la gendarmerie, subit actuellement des coupes claires qui pourraient pénaliser à terme leur efficacité. C'est, en tout cas, le message adressé publiquement par les représentants des personnels de chacune des deux institutions. Et même par de nombreux hauts gradés et chefs de service, de façon plus officieuse.

Le nouveau ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a «hérité» d'une situation «bien délicate», assure Jean-Claude Delage, le responsable du syndicat de gradés et gardiens Alliance. Selon lui, 2 400 lauréats du concours de gardien de la paix seraient «suspendus dans le vide», en attente d'un recrutement dans l'école pour laquelle ils ont tout donné, certains ayant interrompu leur cycle scolaire pour «épouser» la «grande maison». S'y ajoutent, selon lui, environ 700 adjoints de sécurité (ADS) reçus aux examens et qui ont le sentiment amer d'avoir été trahis.

Le dossier des effectifs est-il une «bombe à retardement» laissé dans les tiroirs de l'hôte de la Place Beauvau ? Une chose est certaine : les forces de l'ordre devront payer leur tribu à la réduction des dépenses de l'État en ces temps de rigueur. Mais ­cette fois, la question fait débat au sein même de la majorité. Pour le secrétaire national de l'UMP chargé de la sécurité, il devient urgent de stopper l'hémorragie, car les policiers ne seraient pas des fonctionnaires comme les autres. Combien au juste ne seront pas remplacés après leur départ à la retraite ?

En 2007, quand Matignon a engagé la réflexion sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP), pas moins de 5 000 suppressions de postes étaient envisagées. Dans les faits, 3 000 ont déjà été programmées pour la seule année 2009. Et la cure d'amaigrissement devrait se poursuivre jusqu'à atteindre près de 10 % des 80 000 effectifs de la police en tenue en cinq ans. Dans le même temps, le ministère de l'Intérieur a lancé, sous Michèle Alliot-Marie, la réforme créant les unités territoriales de quartier et les compagnies de sécurisation en banlieue, sans parler de celle du Grand Paris de la sécurité. Il doit donc impérativement trouver au moins 6 000 nouveaux agents, quand, parallèlement, Bercy menace de lui supprimer 8 000 postes budgétaires d'ici à 2012.

 
H uit centres de formation fermés depuis janvier


Fin connaisseur de la machinerie policière, le criminologue Alain Bauer parle d'un «véritable casse-tête» pour l'administration. D'autant plus difficile que celle-ci vient d'être désavouée par son ministre de tutelle dans l'affaire des cadets, dont une nouvelle promotion de 900 recrues sera finalement intégrée à la rentrée.

Les syndicats ne veulent pas relâcher la pression. «L'ensemble de ces mesures nous laisse craindre le pire», dramatise l'Union syndicale majoritaire (principale organisation représentative liée à FO), dont les responsables relèvent que 8 centres de formation de la police ont déjà été fermés depuis le 1er janvier 2009. «À Nîmes, ajoute un syndicaliste, le directeur de l'école, faute de crédits suffisants, en est à passer des annonces internes auprès des policiers formateurs pour effectuer des travaux de plomberie et de peinture dans son établissement !»

Au nom d'Alliance, Jean-Claude Delage avance une idée visiblement partagée à l'UMP : «Dès 2010, il faudra geler la réduction des effectifs de la ­police.» Il va même plus loin : «Qu'on stoppe l'expérience des Uteq, le temps de l'évaluer», dit-il. Histoire d'éviter «l'erreur» de la police de proximité, menée, selon lui, «à marche forcée».


Jean-Marc Leclerc

Par Mourad Ghazli
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