Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 17:00

La colère des commerçant est normale, en revanche les déplacements pour se venger c'est difficilement excusable.


Nous avons une jeunesse qui n'a pas froid aux yeux et fait des actes plus crapuleux que ceux de ma génération et pourtant je n'ai que 35 ans.

Dans mon livre je dénonçais la politique de certaines communes qui ont acheté la paix sociale en donnant des séjours à l'étranger, au ski ou ailleurs. Les jeunes ne sont pas bêtes et profitent du rapport de force.Je me souviens d'un jeune qui souhaitant monter une affaire  a demandé de l'argent au maire et face au refus de ce dernier,a menacé de brûler des voitures.
Le bon vivre dans certaine villes est connu mais hélas aussi par les voyous.
 

CHARENTE-MARITIME. Depuis le début de la semaine, deux expéditions punitives ont été menées par des commerçants contre des bandes de jeunes Parisiens

Face au racket, les forains se font justice

Si personne n'osera prétendre que le sens du dialogue est la principale vertu des forains

Alertés en pleine nuit par des riverains ayant aperçu trois individus incendier l'un de leurs stands à l'aide d'un bidon d'essence, une douzaine de forains organisent alors à la hâte un véritable commando motorisé. Deux motos, un 4 × 4 et quatre voitures lancés à tombeau ouvert à la poursuite du trio. Près de 150 km/h sur les petites routes reliant Châtelaillon à La Rochelle, dira la première patrouille de gendarmes qui croisera leur dangereux chemin. Appelés en renfort depuis Rochefort jusqu'à l'île de Ré afin d'interpeller les fuyards autant que pour éviter un règlement de comptes sanglant, les militaires jugeront trois heures durant de la détermination des forains. « Malgré un premier accident entre les deux groupes, les incendiaires ont réussi à s'enfuir à travers champs au volant de leur véhicule de location, explique un officier. Et nous avons dû filtrer tous les axes de circulation du secteur jusqu'à 6 heures du matin pour ne pas qu'ils se retrouvent. »

Les gendarmes, les voleurs et les volés joueront ainsi au chat et à la souris jusqu'à l'aube

1 000 euros pour un mois

Selon nos informations, ces groupes de banlieusards parisiens saisonniers du racket réclameraient ainsi 1 000 euros aux commerçants en échange d'un mois de tranquillité. Une redevance insolente lorsque l'on sait à quel point les forains n'aiment guère qu'on leur chatouille la barbe à papa. Mais si tous hier à Châtelaillon respectaient à la lettre la loi du silence, aucun ne reniait en revanche celle du talion.

Pour la plupart installées ici chaque été depuis près d'un siècle, la douzaine de familles de forains a vite su ressusciter l'autodéfense pour l'élever au rang de principe de précaution. « On a aussi parfois des embrouilles avec les jeunes du coin sauf qu'après deux ou trois claques, généralement ils comprennent. Ici nous ne sommes pas habitués aux bandes de la région parisienne, mais on ne va pas se laisser faire. La nuit dernière, si nous les avions rattrapés, il y aurait eu sévère correction », explique Mathias Mariotte, le neveu du propriétaire du stand incendié. Un peu plus loin, parmi les jeux de la famille Dupuis-Leclerc, l'exaspération d'une profession qui se sait en voie de disparition est encore plus palpable. « Franchement, c'est la première fois en quatre-vingts ans que l'on voit ça. À Châtelaillon, la clientèle a toujours été familiale. Mais ces jeunes sont fous de croire que l'on va céder à leurs tentatives de racket. Nous savons gérer... Mais s'ils touchent à notre outil de travail, ils prendront une volée. Et même si nous ne sommes pas des tueurs, il vaut mieux être des bouchers que des veaux. »

Quant aux éventuelles armes que les forains réserveraient à leurs expéditions punitives, la réponse fut hier laconique : « Pas d'armes, juste nos poings. » Sans céder à la panique face à ces viriles promesses d'autodéfense, policiers et gendarmes attendent malgré tout la fin de l'été avec impatience. Et certainement aussi que les élus ne jettent pas trop d'huile sur ces débuts de feux, lorsqu'ils dénoncent, par exemple, l'inefficacité des forces de l'ordre. Hier soir, visiblement ragaillardis par la visite du ministre Hortefeux, les syndicats i_Unité Police et SGP-FO ne se sont d'ailleurs pas fait prier pour aussitôt fustiger l'attitude du député-maire de Royan, l'UMP Didier Quentin : « Les policiers du Pays royannais sont choqués par les injures portées publiquement sur leur façon de travailler par certains politiques du coin. Des touristes parisiens viennent semer le trouble sur leur circonscription et les voilà accusés de ne pas faire leur travail. Pire, Didier Quentin croit bon de dire que les policiers préféreraient surveiller la plage que le centre-ville. »

Aux étourdis, enfin, qui jugeraient démesuré le déplacement du ministre de l'Intérieur à Royan

, rappelons - mais ce n'est sans doute qu'un hasard - . En vain. Mais, au-delà du banal différent commercial qu'évoquent aujourd'hui les forains pour expliquer le mobile des jeunes, l'affaire cache en fait probablement une nouvelle tentative de racket. À l'ombre d'une carte postale charentaise que l'on pensait épargnée par ce type d'agissements, la tendance - aussi naissante soit-elle - commence à inquiéter. Loin des chaudes cités du littoral méditerranéen, Châtelaillon comme Royan tiennent en effet plus que tout à conserver ce chic « Fernet-Branca et vieilles dentelles » hérité de l'âge d'or des bains de mer., ceux de la côte atlantique semblaient jusqu'alors relativement indifférents à l'idée de rendre la justice eux-mêmes. Mais deux jours seulement après l'expédition punitive menée par leurs collègues royannais contre une bande de jeunes Parisiens qui semait la terreur en bord de mer (lire ci-dessous), la discrète station balnéaire de Châtelaillon fut à son tour hier le théâtre d'une opération coup de poing qui a failli bien mal tourner.

 

que c'est ici que Mme Sarkozy mère passe depuis un demi-siècle tout rond ses congés d'été.

« L'expédition préventive » royannaise fait le buzz

« La population, les commerçants, les riverains, même des élus... Tous viennent nous remercier. » Les commerçants et forains du Front de mer de Royan qui sont allés « secouer » les membres de la bande qui terrorisait le quartier de la Tache Verte ne s'attendaient pas à cette nouvelle notoriété. Ni même aux journaux nationaux, aux caméras de télévision et aux « honneurs » du 13 Heures. L'action pour le moins musclée des commerçants et forains du Front de mer, qu'aucun politique - Brice Hortefeux moins que les autres - ne se risquera à cautionner, a malgré tout les faveurs de la population. Elle a précipité le règlement d'une situation qui s'envenimait depuis plusieurs semaines.

Le groupe de jeunes originaires d'Épinay-sous-Sénart terrorisait les riverains, menaçant, insultant, bousculant une population à forte proportion de personnes âgées. Ils se sont rendus coupables de petits trafics de drogues et de vols simples avant de passer à la vitesse supérieure, agressions et tentative d'extorsion de fonds assortie de menaces. Les policiers royannais sont intervenus sur l'ensemble des délits signalés, les plus graves - une tentative d'extorsion de fonds à la discothèque Le Rancho et une agression sur la personne d'un forain du Front de mer de Royan - ont débouché sur deux condamnations à de la prison ferme (quatre mois et deux mois) et quarante heures de travail général pour un troisième jeune.

Pourquoi, alors, ce coup de sang des commerçants

? Un sentiment d'exaspération devant ce qu'ils estimaient être une inaction de la police et de la Ville. L'agression de l'un des leurs a mis le feu aux poudres. Lundi vers 16 heures, ce qui devait être un rassemblement de soutien s'est mué en expédition vers le petit appartement de la rue Jules-Lehucher qui servait de base d'opération au groupe. Les CRS, en soutien de la police nationale, sont venus séparer les belligérants et éviter que les choses ne dégénèrent. Huit jeunes gens pris en charge sur place ont été remis au train, direction l'Essonne. La situation semble assainie. « Il en reste, qui reviennent de temps en temps sur les lieux », murmure cependant un riverain. La peur semble s'être invitée durablement à Royan.
Par Mourad Ghazli
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Ce blog traite des sujets de la RATP au nom du syndicat SATRATP. L'ensemble des propos engagent le syndicat SATRATP,Mourad GHAZLI exprime les propos du SATRATP en qualité de responsable juridique et communication.

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