Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 08:35

La spécialité des politiques c'est la diversion avec la naïveté des journalistes pendant que l'on parle d'une poignet de femmes comme une menace de l'identité Française on ne parle pas des supposées commissions non versées par l'équipe Balladur sous la direction de Sarkozy.

C'est comme l'élection de Barroso on n'en parle plus . Dans le pays il y a énormément de problèmes et on essaye de mettre la Burqa sur la réalité de tous les jours

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage, quand tu veux cacher la réalité tu dis que ce sont les islamistes.




L'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d'État DCN s'oriente vers une "affaire d'États", et non plus vers Al-Qaeda, a affirmé l'avocat de sept familles de victimes, après avoir vu les juges antiterroristes. "La piste Al-Qaeda est totalement abandonnée. Le mobile de l'attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions" de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué Me Olivier Morice, à l'issue d'une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg. "Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions" destinées à financer la campagne d'Édouard Balladur, Premier ministre avant l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence, "ne soient pas versées", a affirmé l'avocat. "Marc Trévidic a dit que cette piste était cruellement logique ", a précisé Magali Drouet, fille d'un salarié de la DCN, défendue par Me Morice.

 
Dans ce scénario, l'attentat aurait été commis en représailles au non-versement des commissions distribuées à partir de 1995 alors que l'actuel chef de l'État pakistanais, Asif Ali Zardari, était ministre dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto, a ajouté Magali Drouet. "Il s'agit d'une affaire d'États impliquant la France, le Pakistan et l'Arabie Saoudite, bailleur de fonds du Pakistan", a-t-elle ajouté. Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes. Des policiers avaient mis la main lors d'une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN) sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d'armements.
 
Instrumentalisation
 
Un de ces documents, baptisé Nautilus et non signé, faisait état d'une "instrumentalisation" de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée. Il indiquait que "l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes" des services secrets pakistanais. Selon cette note, versée au dossier de l'instruction, "les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l'action poursuivaient un but financier (...) Il s'agissait d'obtenir le versement de commissions non honorées" dans le cadre d'un achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994.
 
Interrogé jeudi par France 3, Édouard Balladur a déclaré avoir certes "entendu parler de cette histoire depuis des années" mais souligné que tout, selon ce qu'il savait, s'était déroulé de manière "parfaitement régulière". "Il y a eu effectivement des accords qui ont été passés avec le gouvernement pakistanais", a dit l'ancien chef de gouvernement, ajoutant: "à ma connaissance tout cela était parfaitement régulier, je n'ai rien à ajouter". "Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout", a-t-il poursuivi.
 
Cette piste, un temps écartée par les juges en charge de l'enquête, serait de nouveau prise très au sérieux au vu "d'éléments nouveaux entrés récemment dans le dossier", selon un enquêteur, sans préciser la nature de ces nouveaux éléments. "On s'oriente nécessairement vers des actes de grande importance. Des personnalités politiques de premier plan vont être entendues", a estimé Me Morice. L'attentat avait fait le 8 mai 2002 14 morts, dont 11 ingénieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d'État DCN devenu depuis DCNS ou des sous-traitants, et 12 blessés.
Par Mourad Ghazli
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