Partager l'article ! La dette de la France va monter à 80%du PIB.Qui va en faire les frais?: Le président navigue à vue sans prévoir les lourdes conséquences ...
Le président navigue à vue sans prévoir les lourdes
conséquences de la dette publique. Pour beaucoup cela ne leur parle pas, mais il faut savoir que si l'état n' a plus d'argent c'est le service public, les impôts, les taxes qui vont jouer
ce rôle de réapprovisionnement. Aucun parti politique ne soulève la question, alors que tous veulent le pouvoir . Avant de lancer des grandes idées généreuses il faut parler de ce qu'il
y a réellement dans la caisse.
FRANCAISES, FRANCAIS il faut se réveiller rapidement et exiger des réponses. Pourrions nous une fois aller dans la rue pour demander des comptes
?




LE MONDE | 22.05.09 | 15h01
avouons-le : on n'aimerait pas être à la place du ministre du budget ! Car Eric Woerth va être obligé de résoudre, dans les semaines qui viennent, une équation impossible : tenter de maîtriser la dette publique, qui dérape dangereusement, alors que la crise fait fondre à toute allure les recettes de l'Etat et de la Sécurité sociale.
Tous les indicateurs des finances publiques, en effet, sont au rouge
Le dérapage de la dette sociale est tout aussi inquiétant. La crue rapide du chômage entraîne un tassement brutal de la masse salariale, donc des prélèvements sociaux qui y sont adossés. Le "trou" 2009 de la Sécurité sociale était estimé par M. Woerth à 17 ou 18 milliards d'euros il y a deux mois. Au train où se dégrade la situation, l'on table désormais sur un déficit de l'ordre de 20 milliards. Quant aux collectivités locales, bon nombre d'entre elles se retrouvent piégées par des emprunts à risques généreusement accordés par les banques ces dernières années : de ce côté-là aussi, la dette se creusera.
Le gouvernement cherche donc tous les moyens de colmater les brèches. Il explore ainsi toutes les pistes qui lui permettraient de cantonner la "dette sociale de crise" : par la création d'une caisse spécifique d'amortissement ou par la reprise par le budget de l'Etat, ou encore par la création d'un fonds spécial au sein de l'Agence France Trésor. Quelle que soit la solution retenue, elle ressemblera fort à une manière de mettre la dette sous le tapis.
Car, au-delà de ces expédients, le problème reste entier : structurelle en France depuis trente-cinq ans, la dette publique était déjà très lourde en 2007 (63,8 % du PIB), et plus encore en 2008 (68,1 % du PIB). Elle risque de franchir le seuil record des 80 % en 2010. Or, à défaut d'une reprise rapide et solide de la croissance que personne n'entrevoit, le gouvernement ne dispose que de deux remèdes. Soit il réduit drastiquement la dépense publique, mais c'est s'exposer à réduire à néant tout effort de relance. Soit il augmente les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales). Mais ils pèsent déjà trop lourd en France, et le chef de l'Etat a catégoriquement exclu cette hypothèse. Le moment de vérité est proche. Il sera cruel pour tout le monde.
Article paru dans l'édition du 23.05.09
. Il y a trois mois, le gouvernement tablait sur une baisse de 1,5 % du produit intérieur brut en 2009 et sur un déficit budgétaire de 104 milliards d'euros, soit, déjà, le double de 2008. Avec une contraction de l'activité désormais estimée à 3 %, c'est la barre des 120 milliards de déficit, si ce n'est plus, qui sera franchie cette année.
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