Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 21:36

Les défenseurs de la colonisation ainsi que l'oas ne voient dans les anciennes colonies que des esclaves et non des citoyens libres et égaux. Comment pouvons nous en France donner des leçons de droits de l'homme à la Chine ou ailleurs et  ne pas respecter les soldats morts et bléssés pour la France. Faire des différences de traitement de pension selon l'identité du soldat ne donne pas envie à ses petits enfants d'aimer cette France . Mon grand père a été bléssé à verdun pendant la première guerre mondiale, j'ai perdu de la famille et aujourd'hui  ces mêmes politiques osent me parler d'intégration. Alors  je dis : oui nous ne sommes pas  respectés comme des Français ordinaires



Sarkozy commémore le 8 Mai à Sainte-Maxime

LEMONDE.FR avec AFP | 08.05.09 |

icolas Sarkozy est arrivé vendredi 8 mai sur la plage de La Nartelle, à Sainte-Maxime (Var), pour commémorer la victoire du 8 mai 1945 sur l'Allemagne nazie. Le chef de l'Etat était accompagné du premier ministre, François Fillon, des ministres de la défense, Hervé Morin, et de l'immigration, Eric Besson, du secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel, ainsi que des présidents du Sénat, Gérard Larcher, et de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

 

Nicolas Sarkozy a rendu "un hommage particulier" aux soldats de l'armée d'Afrique qui débarquèrent aux côtés des Américains en Provence en août 1944. "Les troupes de débarquement sont américaines et françaises. Parmi elles, il y a les spahis, les tabors, les tirailleurs sénégalais. Je veux leur rendre un hommage particulier", a déclaré le président de la République. Parmi les "250 000 soldats français" engagés aux côtés des Américains, a-t-il rappelé, "les troupes coloniales [montrèrent] un courage admirable". "Tout le temps qu'ils participeront à l'épopée de la 1re Armée, ils se battront pour la France comme s'ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n'oubliera jamais leur sacrifice", a-t-il assuré

Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, avait permis d'ouvrir un deuxième front en France après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. De juin 1940 à mai 1945, cinquante-cinq mille Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. Vingt-cinq mille d'entre eux servaient dans les rangs de l'armée d'Afrique. Cette armée compta quatre cent mille hommes, dont cent soixante-treize mille Africains, cent soixante-huit mille Français d'Afrique du Nord. La France "n'oubliera pas les soldats américains tombés à leurs côtés sur ces plages. Elle n'oubliera pas les soldats alliés couchés sur la terre de Normandie", a ajouté M. Sarkozy, qui commémorera le débarquement de Normandie le 6 juin en présence du président américain, Barack Obama.

Le chef de l'Etat n'a cependant pas évoqué la polémique persistante sur les écarts importants entre les pensions versées par l'Etat aux anciens combattants selon qu'ils étaient alors des Français de métropole ou issus des colonies. Un collectif d'associations appelait à manifester vendredi en fin d'après-midi place de la République, à Paris, pour attirer l'attention sur le sort des "Oubliés de la République", victimes de cette discrimination. En 2006, l'émotion suscitée par le film Indigènes de Rachid Bouchareb avait en effet poussé le président de la République de l'époque, Jacques Chirac, à revaloriser une partie des pensions de ces anciens combattants. Mais "cette loi a oublié la plus importante [des pensions] : la pension civile et militaire qui, devant être attribuée à quatre-vingt mille personnes encore en vie, représente environ 500 millions d'euros par an", pointe Naïma Charaï, vice-présidente socialiste de la région Aquitaine, chargée de la lutte contre les discriminations au PS, dans une interview au JDD.fr. Une proposition de loi a été déposée en octobre par le député de Gironde Alain Rousset pour "une juste reconnaissance à l'égard de ces personnes".

Par ailleurs, la semaine dernière, des élus d'Ile-de-France issus de la diversité ont réclamé un lieu de mémoire pour tous les soldats "indigènes" morts pour la France lors de la seconde guerre mondiale. Dans une lettre adressée à Jean-Marie Bockel, la trentaine d'élus d'horizons divers réunis au sein de l'Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld) proposent de créer un mémorial au cimetière intercommunal musulman de Bobigny

Par Mourad Ghazli
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