Dimanche 26 avril 2009
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Le CRIF et le ministère de l'intèrieur doivent condamner le bêtar et demander sa dissolution. Pour les autres il faut être clair on peut être pro la paix et pro
palestinien sans s' adonner à la violence envers un juif . Il faut être cohérent on ne tape pas son voisin pour demander la paix au proche orient.




Six jeunes gens, trois juifs et trois maghrébins, ont été mis en examen pour des violences volontaires à caractère raciste à la suite d'agressions perpétrées mercredi entre membres des deux
communautés, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.
Les six jeunes sont poursuivis pour "violences volontaires aggravées à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une
religion déterminée".
Ils ont tous été laissés en liberté sous contrôle judiciaire.
Selon une source judiciaire, une première agression se serait déroulée mercredi boulevard Voltaire (Paris XIe), non-loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et
torturé à mort en 2006 par le "gang des barbares".
Dans la perspective du procès de ses ravisseurs, qui s'ouvre mercredi à Paris, de jeunes juifs collaient des affiches à la mémoire d'Ilan Halimi lorsqu'ils auraient été pris à partie par trois
jeunes maghrébins, dont l'un était muni d'un nunchaku, selon cette même source.
L'agresseur armé a pu être interpellé par la police et placé en garde à vue mais les deux autres suspects ont disparu.
Décidés à se venger, les jeunes juifs, accompagnés d'amis, auraient retrouvé leurs agresseurs présumés alors que ces derniers se rendaient quelques instants plus tard dans le même quartier à une
soirée pro-palestinienne organisée par l'association "Génération Palestine". Ils les ont alors roués de coups en utilisant notamment une matraque, selon une source judiciaire.
Trois d'entre eux, dont une jeune proche de l'organisation sioniste Betar, ont été interpellés le soir même par la police.
Les enquêteurs ont également placé en garde à vue le lendemain les deux jeunes maghrébins qui avaient entre-temps reçu des soins à l'hôpital où on leur a prescrit une incapacité totale de travail
(ITT) de 4 et 2 jours.
Contacté par l'AFP, leur avocate, Me Dominique Cochain, a affirmé que ses clients n'avaient participé à aucune agression et qu'ils avaient été roués de coups sans raison par un groupe de jeunes
juifs alors qu'ils se rendaient à la soirée de soutien à la Palestine.