Jeudi 16 avril 2009
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j`ai souvent déclaré ma colère sur l`injustice en France . Dans mon livre sur le logement je dénonce les voleurs des allocations
logement. J`ai encore des gens chez mes locataires qui se déclarent "femme seule" (parent isolé) sans compter le reste pour voler le FSL.
En revanche si vous vous trompez dans une déclaration d`impôt vous payez une pénalité qui est même rétroactive. Or quand vous volez l`argent de l`état via les allocations
familiales, aucune sanction seulement une demande de remboursement, et quand vous l`enrichissez il vous donne des pénalités.
OUI à LA SANCTION POUR LA CNAM MAIS IL
FAUT L` ETENDRE AUX ALLOCATIONS




Un décret, soumis pour avis à la CNAM, prévoit des amendes comprises entre 5 et 50% des sommes injustement perçues, notamment en cas de fausses déclarations.
De nouvelles pénalités vont bientôt sanctionner les personnes qui fraudent l'assurance-maladie. Prévues par la loi de financement de la Sécurité sociale, ces nouvelles sanctions sont détaillées
dans un décret d'application, selon une information publiée jeudi par «Les Echos» et révélée par «Le Quotidien du
Médecin». Les objectifs : simplifier le dispositif existant, mais aussi élargir son champ d'application, renforcer le système des sanctions et adapter le montant des sanctions à la gravité de
l'infraction. Le décret vient d'être soumis pour avis au conseil de la CNAM. Il énumère tous les types de fraudes et d'abus possibles de la part des assurés, des professionnels de santé, des
hôpitaux mais aussi des maisons de retraite.
Des peines planchers pour les fraudes les plus graves
Concernant les assurés, le texte vise notamment à renforcer la lutte contre toutes les personnes qui produisent de faux documents ou de fausses déclarations,
fraudent à la carte vitale ou bien bénéficient indûment de la CMU. Pour le montant des pénalités, le décret prévoit qu'elles soient comprises «entre 5 et 50% des remboursements indus», en
fonction de la gravité des faits. «Si le préjudice n'est pas quantifiable, précise le «Quotidien du Médecin», le montant est forfaitaire dans la limite de deux fois le plafond mensuel de la
Sécurité sociale (qui est fixé à 2.859 euros pour 2009). Des pénalités sont également prévues pour les employeurs, par exemple en cas d'accident du travail non déclaré, mais également pour les
professionnels de santé qui feraient rembourser des actes fictifs. De plus, conformément au souhait de Nicolas Sarkozy, le décret prévoit des peines planchers pour les infractions les plus
graves comme la falsification de documents, le trafic de médicament ou encore la fraude en bande organisée. Les amendes pourront alors atteindre 25 à 300% des sommes versées. Enfin, le décret
renforce le rôle du directeur de la caisse primaire dans l'examen des dossiers. Il décidera en effet de la poursuite de la procédure, du prononcé d'un avertissement ou de l'abandon des
poursuites.
Avec le dispositif actuel, mis en place par la loi du 13 août 2004, seules 521 pénalités ont été prononcées en 2008 pour un montant moyen de 1.500 euros. En 2006, 46 pénalités ont été
prononcées et 201 en 2007. Des résultats bien inférieurs aux 18.000 fraudes détectées sur cette période
Par Mourad Ghazli
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