Partager l'article ! Le terroriste colombien Isaza reçu en star en France à quand Ben Laden: Isaza», dont la défection avait permis la libération d'un des pl ...




Wilson Bueno Largo, alias «Isaza», un ancien guérillero des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui s'était échappé fin octobre en compagnie d'un otage, un homme politique enlevé huit ans auparavant, est en France. Accompagné de l'ancienne otage de la guérilla, Ingrid Betancourt, et de sa petite amie, Lilia Isabel, ex-membre des Farc ayant déserté quelques mois avant lui, son avion s'est posé après 11 heures à l'aéroport Charles-de-Gaulle, près de Paris. L'ex-Farc a quitté l'aéroport de Roissy très discrètement, sans que la presse puisse le rencontrer.
Ingrid Betancourt a elle expliqué que l'arrivée en France de Wilson Bueno allait «aider à d'autres libérations» d'otages. «Ce qui est important, c'est que le gouvernement français, le
gouvernement colombien et le président colombien Uribe ont tenu leur parole: la France pour l'accueillir et la Colombie pour lui permettre de partir», a déclaré l'ex-otage.
A la fin de l'année dernière, la France avait offert l'asile politique aux rebelles colombiens qui déserteraient les FARC en libérant des otages. Une volonté réaffirmée lors de la libération d'Ingrid Betancourt. Cet accueil en France a donc été proposé par Ingrid Betancourt à son arrivée en Colombie, fin novembre, où elle se rendait pour la première fois depuis sa libération début juillet, avant une tournée en Amérique du Sud. Elle souhaitait de cette manière convaincre les rebelles qu'une autre vie est possible. Dans une lettre transmise par Betancourt à Alvaro Uribe à cette occasion, le président français Nicolas Sarkozy réitérait cet engagement. La condition posée était que les ex-rebelles «renoncent à la lutte armée» et ne soient «pas poursuivis par la justice». Il s'agissait aussi de montrer que la France restait engagée en Colombie, en dépit de la libération le 2 juillet d'Ingrid Betancourt. Aucun ancien guérillero des Farc n'avait encore bénéficié de ce «droit de séjour» en France. Peu avant son départ, donc, le parquet général colombien a indiqué que les poursuites pour «rébellion» dont il faisait l'objet en tant qu'ancien membre des Farc avaient été levées, rendant possible son départ.
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