Partager l'article ! Sarkozy négocie avec son ami raciste Devilliers pour les européennes: Après l'ouverture à gauche, l'ouverture à droite ? Nicolas Sarkozy ...




Le chef de l'Etat dispose d'une marge de manoeuvre limitée : le leader souverainiste ne demande rien, pas même un strapontin ministériel, et entend mener sa bataille des européennes, allié au
héraut du non irlandais Declan Ganley. M. de Villiers est arrivé à l'Elysée fort d'un sondage Ipsos qui le crédite de près de 8 % des voix (22 au 23 septembre, 1 003 personnes). "Je n'ai
jamais eu un tel score de départ. Avec cela, on passe sans problème la barre des 10 %", se réjouit l'intéressé, ravi du jugement négatif des Français sur tous les domaines d'action de
l'Europe (croissance, chômage, délocalisation, agriculture et pêche, immigration) à l'exception de l'environnement (Ipsos). "On est passé d'une période de sourde hostilité à une période
d'hostilité farouche", estime M. de Villiers.
Pour éviter que ses électeurs fuient chez les centristes, européens historiques, ou chez les souverainistes, l'UMP espère que M. de Villiers renoncera à se présenter dans les régions où il n'est certain d'avoir des élus, comme en Ile-de-France. Même tactique vis-à-vis du Nouveau Centre, qui serait dissuadé de partir sous ses propres couleurs, à l'exception de la région Normandie-Nord, fief du ministre de la défense, Hervé Morin. A gauche, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a été approché. On songe à lui pour la liste en Ile-de-France. "Je n'ai pas du tout l'intention d'aller au Parlement européen. Battre les estrades, je ne suis pas le mieux à même de le faire. Il y a d'autres manières de servir", tranche M. Jouyet.
Au-delà des alliances et débauchages incertains, M. Sarkozy compte s'appuyer sur l'élan de sa présidence européenne. "La donne a changé. Jusqu'à présent, l'Europe inquiétait. Avec la crise financière, le sentiment que l'Europe protège progresse", analyse Brice Hortefeux, chargé des élections à l'UMP. A TNS-Sofres, Brice Teinturier est dubitatif : "Si l'Europe a un visage, une position commune, cela ne suffit pas à lui redonner de la légitimité. Tant que la crise n'est pas finie, on peut dénoncer son impuissance." L'Elysée compte mener l'offensive sur quatre axes : l'environnement, pour contrer la mouvance verte de Daniel Cohn-Bendit ; le gouvernement économique, thème cher aux socialistes ; l'Europe politique, pour se réconcilier avec la France souverainiste ; l'Europe dans les régions pour démontrer les vertus concrètes de l'UE.
Arnaud Leparmentier le monde
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