Lundi 6 octobre 2008



Le gouvernement serait prêt à plafonner et fiscaliser les indemnités de départ.

Le cas d'Axel Miller, le patron démissionnaire de Dexia qui a dû renoncer à son parachute doré après la nationalisation de la banque franco-belge, ne restera pas isolé. «La responsabilité des dirigeants et des actionnaires, quand un soutien public est nécessaire aux banques en difficulté», a été solennellement soulignée dans la déclaration finale du G4.

Celle-ci appelle aussi les «superviseurs à élaborer des codes de bonne conduite pour s'assurer que les systèmes de rémunération… n'encouragent pas la prise de risque excessive». Car la question va bien au-delà des banques. Dès lundi soir, Bruxelles doit proposer aux ministres de l'Économie des 27 «une meilleure réglementation des rémunérations des dirigeants d'entreprise».

Et, lundi matin, les patrons français publient leurs recommandations que Laurence Parisot annonce «musclées». Nicolas Sarkozy, qui avait fait de la moralisation du capitalisme un point majeur de sa campagne, a réitéré vendredi soir, à l'issue d'une réunion avec Christine Lagarde et Xavier Bertrand, les quatre exigences qu'il avait formulées à Toulon : pas de cumul entre le statut de mandataire social et les garanties liées à un contrat de travail, pas d'actions gratuites, pas de parachute doré lorsque les dirigeants ont commis des fautes ou «mis leur entreprise en difficulté» et «qu'en tout état de cause les conditions d'attribution des indemnités de départ soient précisées et limitées», enfin pas d'intéressement ou de stock-options si les salariés ne bénéficient pas eux aussi d'un système d'intéressement.

Quatre points qui figuraient dans le canevas des propositions du comité d'éthique du Medef que Laurence Parisot a présenté au chef de l'État à la veille du discours de Toulon. Ce comité de 23 membres y travaille depuis mars, mais la crise a accéléré les derniers réglages… et achevé de convaincre les plus réticents. Ce matin, la présidente du Medef et Jean-Martin Folz, président de l'Afep qui groupe les grandes entreprises privées, présenteront donc ensemble ce «code de gouvernement d'entreprise». Un document d'une petite dizaine de pages qui retrace les recommandations patronales à l'intention des entreprises du SBF 120. On y retrouvera la suppression des parachutes dorés en cas d'échec, l'obligation pour celui qui devient mandataire social d'abandonner son contrat de travail, et un encadrement très strict des stock-options mais aussi des retraites chapeaux.

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Retour à l'accueil

Texte Libre

Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter mon blog et ceci de façon régulière et je vous en remercie. Ce qui m’importe dans votre visite c’est vos remarques, vos réactions, voir votre contribution. J’essaye de donner des points de vue de façon régulière et sur des sujets complètement différents. Certains m’envoient des mails mais l’objectif et de faire bénéficier de vos remarques l’ensemble des personnes qui fréquentent le blog. Pour ceux qui pausent la question de mon engagement politique, je leur répondrai que ce qui m’anime ce sont les sujets sans dogmatisme, idéologie ou camps partisans. Je vous invite à déposer des commentaires surtout quand ils sont contradictoires et mes amis de l’étrangers et européens sont conviés pour leur regard de l’extérieur.
 
Mes Visiteurs
 
DWI Lawyer
 
Mes Livres
 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Revue de Presse

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus