Lundi 29 septembre 2008


La gauche arrive en tête des législatives tandis que les conservateurs accusent une chute de près de neuf points.

 Les Autrichiens sauront-ils se façonner une coalition stable après les législatives anticipées de dimanche ? Rien n'est moins sûr. Les sociaux-démocrates (SPÖ), bien qu'en net recul, sont arrivés en tête, mais le vrai gagnant est l'extrême droite, en très forte hausse, selon les résultats officiels provisoires, annoncés dimanche soir par le ministère de l'Intérieur.

D'après ces chiffres, qui ne tiennent pas compte des votes par correspondance, une formule choisie cette année par plus de 9,27 % des inscrits, les deux partis gouvernementaux enregistrent leurs plus mauvais scores depuis la Seconde Guerre mondiale : le SPÖ recueille 29,7 % des suffrages, en recul de plus de 6 points par rapport à 2006, et les conservateurs du Parti populaire (ÖVP) 25,6 % des voix, une chute de pratiquement neuf points.

Cette sévère sanction pour la coalition gauche-droite, au terme de dix-huit mois de paralysie gouvernementale, bénéficie largement aux deux partis d'extrême droite. Avec 18 % des suffrages, le FPÖ de Heinz-Christian Strache fait un bon de plus de 7 points. Quant à son frère ennemi, le BZÖ, créé en 2005 par le fondateur du FPÖ, Jörg Haider, il triple quasiment son score de 2006, et atteint les 11 %. Si l'on additionne les voix des deux formations, l'extrême droite dépasse son succès historique de 1999, lorsque le FPÖ avait atteint 26,9 % des voix, et obtient presque autant que le SPÖ ! Quant aux Verts (10 % des voix), ils sont en léger recul par rapport à il y a deux ans.

Rendues inévitables par l'éclatement, en juillet, de la «grande coalition», ces élections interviennent après dix-huit mois d'une cohabitation houleuse. «Ça suffit !», ont scandé les conservateurs du vice-chancelier Wilhelm Molterer durant toute la campagne. «Assez de querelles !», répondaient les sociaux-démocrates de Werner Faymann, ex-ministre des Transports. Autant dire qu'une nouvelle «grande coalition», en tout cas avec les deux leaders actuels, semble a priori écartée.

 

Perspectives «épouvantables»

 

Mais si Wilhelm Molterer, critiqué pour son manque de charisme, était poussé vers la sortie par ses amis conservateurs, cette option redeviendrait envisageable. Dimanche soir, Werner Faymann, 48 ans, qui devrait se voir confiée la tâche de former le prochain gouvernement, n'a pas exclu cette solution. S'il a de nouveau refusé toute alliance avec la droite radicale, il a également évoqué la possibilité de former un gouvernement minoritaire, avec des alliances au coup par coup.

Mais il sera bien difficile d'ignorer près d'un tiers des électeurs ! Heinz-Christian Strache, dimanche soir, se voyait déjà chancelier… Pour le politologue Anton Pelinka, les perspectives à court terme sont tout simplement «épouvantables» : «La force des partis d'extrême droite, assure-t-il, va rendre extrêmement difficile la formation d'une coalition si l'une ou l'autre de ces deux formations n'entre pas au gouvernement.»

par Mourad Ghazli
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Commentaires

Suffit pas montrer son horreur.

Faut il encore se demander pourquoi cette montée de la droite extrême et le rejet des étrangers.

Une analyse fine d'une immagration non régulée devrait pouvoir se superposer à la montée de ces partis.

Limitons l'immigration, integrons dignement, et même j'ose, assimillons et après la droite extrême diminuera.

Les problémes de l'Autriche sont aussi ceux de la France et de la généreuse Europe ouverte aux 4 vents.

Marc

PS : Que l'on ne s'y méprenne pas, j'ai horreur de cette droite. Mais je crois sage de l'analyser et d'y apprter des réponses
commentaire n° : 1 posté par : Marc GNB le: 29/09/2008 19:15:59
marc tu es a coté de la plaque les raisons du vote extreme droite en autriche n'est pas basé sur la chance de l'etranger mais du defection des partis politique de gouvernement. Il faut arreter de juger les autres pays du monde avec un regard français mais etudier un peu les signaux. Lorsque les extreme droites flamande monte ce n'est pas pour chasser les arabes et africains mais les wallons d'autres belges qui parle le franaçais

voila marc l'explication
commentaire n° : 2 posté par : ghazli le: 29/09/2008 23:23:25
Les explications que je tiens directement de Vienne sont différentes. Les autrichiens ont peur de l'arrivée des roumains, bulgares, ukrainiens, georgiens, et surtout des turques . Il semble que seuls les serbes ont bonne côte.

Le desaveu des élites est aussi une des raisons avancées.

Marc
commentaire n° : 3 posté par : Marc GNB le: 30/09/2008 18:29:01

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