Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 11:24

Les Américains et leur volonté d'installer  des bases armés dans le monde sans condamnation de l'ONU sans compter les mensonges sur l'Irak et leur intervention d'occupation d'un pays de façon arbitraire ne pouvait pas continuer.

La Russie réquilibre le monde par leur opposition à l'unilatérisme Américaine





Dupliquer en Afghanistan la stratégie du «sursaut militaire», -l'envoi en renfort, en 2007 de 28.000 GI's - qui a permis, selon les autorités américaines, de réduire l'insécurité en Irak. Ce sera la dernière décision majeure de George Bush en tant que «Commandant en chef des armées». Le président américain va présenter mardi une réorganisation des troupes américaines : envoi de renforts en Afghanistan s'accompagnant d'une réduction minimale des troupes stationnées en Irak. En novembre, un bataillon de Marines qui devait se déployer en Irak s'installera en Afghanistan, et en janvier une brigade de combat de l'armée de terre le rejoindra, annoncera le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours dont le texte a été publié dès lundi. En tout, ce seront 4.500 militaires supplémentaires qui lutteront contre les talibans, au coté des 23.000 soldats américains déjà présents et des 30.000 hommes de la coalition. Sur le front irakien, ne seront rapatriés, d'ici à février 2009, aux Etats-Unis que 8.000 des 145.000 GI's.

«L'Irak est désormais dans un meilleur état : le pays est toujours dangereux mais les forces irakiennes sont de plus en plus capables de mener le combat contre les insurgés et de le gagner. La violence a atteint son plus bas niveau depuis le printemps 2004. Si les progrès perdurent, davantage de troupes pourront être retirées d'ici à l'été 2009», va souligner George Bush. «Cependant, d'immenses défis restent en Afghanistan, où les institutions sont fragiles, les ressources naturelles rares, contrairement à Bagdad», devrait-il ajouter. «Les talibans sont les terroristes les plus endurcis au monde. Ces extrémistes ont mis à mal la confiance des Afghans», soutiendra le chef de l'Etat qui rappelera au Pakistan sa responsabilité de combattre les extrémistes.

George Bush déplorera également les pertes civiles causées par les erreurs de frappes de l'OTAN alors même que l'opinion afghane est encore sous le choc du drame d'Azizabad,où un raid de la coalition a tué en août 90 villageois. «Malheureusement, il arrivera que la traque de notre ennemi provoque accidentellement la mort de civils. Cela est arrivé tout au long de l'histoire de la guerre, pourtant notre pays pleure chaque vie innocente», insistera l'ancien gouverneur du Texas.

 

Un compromis entre les conseillers militaires de Bush

 

En recentrant les efforts des Etats-Unis en Afghanistan et en décidant d'un désengagement ténu en Irak, George Bush suit, comme c'était attendu, le compromis établi entre ses conseillers militaires. Inquiet de la reprise de la lutte avec les talibans, l'amiral Mike Mullen, le président de l'état major interarmes de l'armée américaine, avait demandé des renforts en Afghanistan. Un léger retrait en Irak constitue un petit risque comparé au gain que Washington obtiendra avec l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, a-t-il fait valoir. En revanche, le général Petraeus qui commande les troupes en Irak, désirait laisser sur place jusqu'en juin 2009 les 15 brigades actuellement déployées. Trop d'incertitudes pèse sur l'amélioration constatée en Irak, a-t-il défendu : les élections provinciales à venir, le comportement des anciens insurgés ralliés au combat contre Al-Qaïda, son propre remplacement en novembre…

Le choix de George Bush engage son successeur et laisse en suspens la question de l'engagement américain à long terme en Irak, qui fait l'objet de négociations entre Washington et Bagdad. L'administration Bush espérait un accord avant fin juillet mais un compromis se fait toujours attendre. Les responsables irakiens, de plus en plus jaloux de souveraineté, ont affirmé sans attendre qu'un texte avait été conclu selon lequel il n'y aurait plus aucun soldat étranger en Irak après 2011.

Dupliquer en Afghanistan la stratégie du «sursaut militaire», -l'envoi en renfort, en 2007 de 28.000 GI's - qui a permis, selon les autorités américaines, de réduire l'insécurité en Irak. Ce sera la dernière décision majeure de George Bush en tant que «Commandant en chef des armées». Le président américain va présenter mardi une réorganisation des troupes américaines : envoi de renforts en Afghanistan s'accompagnant d'une réduction minimale des troupes stationnées en Irak. En novembre, un bataillon de Marines qui devait se déployer en Irak s'installera en Afghanistan, et en janvier une brigade de combat de l'armée de terre le rejoindra, annoncera le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours dont le texte a été publié dès lundi. En tout, ce seront 4.500 militaires supplémentaires qui lutteront contre les talibans, au coté des 23.000 soldats américains déjà présents et des 30.000 hommes de la coalition. Sur le front irakien, ne seront rapatriés, d'ici à février 2009, aux Etats-Unis que 8.000 des 145.000 GI's.

«L'Irak est désormais dans un meilleur état : le pays est toujours dangereux mais les forces irakiennes sont de plus en plus capables de mener le combat contre les insurgés et de le gagner. La violence a atteint son plus bas niveau depuis le printemps 2004. Si les progrès perdurent, davantage de troupes pourront être retirées d'ici à l'été 2009», va souligner George Bush. «Cependant, d'immenses défis restent en Afghanistan, où les institutions sont fragiles, les ressources naturelles rares, contrairement à Bagdad», devrait-il ajouter. «Les talibans sont les terroristes les plus endurcis au monde. Ces extrémistes ont mis à mal la confiance des Afghans», soutiendra le chef de l'Etat qui rappelera au Pakistan sa responsabilité de combattre les extrémistes.

George Bush déplorera également les pertes civiles causées par les erreurs de frappes de l'OTAN alors même que l'opinion afghane est encore sous le choc du drame d'Azizabad,où un raid de la coalition a tué en août 90 villageois. «Malheureusement, il arrivera que la traque de notre ennemi provoque accidentellement la mort de civils. Cela est arrivé tout au long de l'histoire de la guerre, pourtant notre pays pleure chaque vie innocente», insistera l'ancien gouverneur du Texas.

 

Un compromis entre les conseillers militaires de Bush

 

En recentrant les efforts des Etats-Unis en Afghanistan et en décidant d'un désengagement ténu en Irak, George Bush suit, comme c'était attendu, le compromis établi entre ses conseillers militaires. Inquiet de la reprise de la lutte avec les talibans, l'amiral Mike Mullen, le président de l'état major interarmes de l'armée américaine, avait demandé des renforts en Afghanistan. Un léger retrait en Irak constitue un petit risque comparé au gain que Washington obtiendra avec l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, a-t-il fait valoir. En revanche, le général Petraeus qui commande les troupes en Irak, désirait laisser sur place jusqu'en juin 2009 les 15 brigades actuellement déployées. Trop d'incertitudes pèse sur l'amélioration constatée en Irak, a-t-il défendu : les élections provinciales à venir, le comportement des anciens insurgés ralliés au combat contre Al-Qaïda, son propre remplacement en novembre…

Le choix de George Bush engage son successeur et laisse en suspens la question de l'engagement américain à long terme en Irak, qui fait l'objet de négociations entre Washington et Bagdad. L'administration Bush espérait un accord avant fin juillet mais un compromis se fait toujours attendre. Les responsables irakiens, de plus en plus jaloux de souveraineté, ont affirmé sans attendre qu'un texte avait été conclu selon lequel il n'y aurait plus aucun soldat étranger en Irak après 2011.

Par Mourad Ghazli
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