Je tiens à apporter tout mon amitié à Magalie qui a été touché par la mort de son fils et du père de celui ci dans l’avion de Madrid.
Pour I.Betancourt qui est vivante on mobilise tous les moyens pour aller au bout du monde. On a 4 familles Françaises touchées par le drame à 2 heures de Paris depuis le 20 aout mais la pas assez de caméra pour intervenir
Donner les corps aux familles



Que reprochez-vous aux autorités françaises ?
On n'a aucune aide psychologique, aucune cellule de crise n'a été mise en place, on doit se débrouiller tout seul, en cherchant des informations sur internet. On avait besoin de conseils
pratiques, par exemple comment établir un certificat d'hérédité, prévenir les assurances, les mutuelles, récupérer tous les éléments du vol, les billets, etc. Mais l'administration française à
l'étranger est amorphe. Certes, elle nous aide bien dans les traductions ou répond à nos questions. Mais on voudrait surtout qu'elle devance nos demandes. Quand on vit un drame pareil, c'est
l'horreur : on n'a pas la tête aux formalités administratives.
Pourtant l'ambassadeur de France est allé à votre rencontre...
Oui, et cela s'est bien passé mais c'est arrivé trois jours après la tragédie. Tous les jours, on réclame un psychologue français, on nous dit de patienter, mais cela fait 7 jours et on ne voit
toujours rien venir, nous ne sommes pas du tout pris en charge psychologiquement. On nous demande de nous contenter du psy de la Spanair, la compagnie à l'origine du crash. C'est insoutenable.
On attend les corps depuis le 20 août, le jour de l'accident, c'est dur. Et quand on a demandé à voir un médecin, l'ambassade nous a répondu qu'elle n'en avait pas en août, et qu'elle n'avait
pas les moyens d'en trouver un autre.
A l'ambassade de France, on affirme pourtant faire tout son possible...
C'est vrai que quatre fonctionnaires ont été délégués pour nous, mais les formalités ne vont pas plus vite. Ils sont là mais ils ne nous servent à rien, ils ne nous donnent que des éléments
qu'on a trouvés avant eux. Les enquêteurs espagnols nous ont demandé les radiographies des dents nécessaires à l'identification. Quand nous les avons enfin trouvées, les familles sont entrées
en contact avec les fonctionnaires du Quai d'Orsay pour qu'ils nous les fassent parvenir à Madrid, mais ils nous ont répondu que cela n'entrait pas dans le cadre de leur mission. Nous avons dû
nous débrouiller avec des amis. Et au final, une formalité qui aurait dû prendre deux heures nous a pris deux jours.
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