



Seul le 1er mai restera chômé, tel que c'est inscrit dans le Code du travail. Les autres jours traditionnellement fériés, comme Noël, le 14 Juillet ou le 15 août pourront être soumis à la négociation. L'entreprise devra pour cela renégocier les accords RTT existants, et avoir l'accord de son salarié.
Les accords qui préexistent ont toujours cours : la loi ne les annule pas et n'oblige en aucun cas les entreprises ou les directions des ressources humaines à renégocier. Pour ce faire, elles devront dénoncer les accords en cours afin de les rediscuter. Pour être valable, l'accord devra être ratifié par des organisations ayant totalisé 30 % des voix aux élections professionnelles, et ne pas voir s'y opposer des syndicats totalisant au moins 50 % des voix.
Avec le texte voté, les entreprises pourront fixer par accord leurs propres plafonds. Faute d'accord, la loi fixe le plafond à 235 jours par an. Mais au-delà de 218 jours, la rémunération devra être majorée de 10 %.
282 jours, c'est le maximum de la législation européenne. Mais dans la pratique, si l'on prend une année de travail (365 jours), que l'on retire les cinq semaines de congés payés (25 jours voire 30) auxquelles on ajoute les dimanches (52 jours) et le 1er mai, on arrive à un total de 287 ou 282 jours. Autant dire qu'il sera très compliqué pour les entreprises d'arriver à de tels accords…
Au-delà de 218 jours, les jours travaillés seront payés au moins 10 % de plus et le salaire perçu pour ces jours sera exonéré d'impôt sur le revenu et de cotisations. Cette question doit faire l'objet de discussions lors des renégociations d'accords RTT.
Si un accord RTT est renégocié, il s'appliquera à tous les salariés de l'entreprise. Mais chaque année, l'entreprise peut proposer à chacun de travailler plus que le nombre de jours prévus par l'accord.
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