




Au chapitre diplomatique, François Fillon a abordé sans tarder la question sensible de l'Union pour la Méditerranée. Pour Paris, l'adhésion de l'Algérie à l'UPM est un enjeu majeur : sans elle, la structure pourrait être compromise.
Mais Alger réserve sa réponse sur sa participation au sommet du 13 juillet, réclamant des "clarifications" sur un projet "flou" dont elle craint qu'il ne couvre une
"normalisation rampante" avec Israël. "Il faut que la coopération entre la rive Sud et la rive Nord soit plus efficace, plus équilibrée", a déclaré François Fillon,
expliquant que "la meilleure réponse" aux tensions au Proche-Orient, "c'est le dialogue, le développement" dans le cadre de l'UPM. François Fillon doit aborder le sujet
dimanche, lors d'un tête-à-tête avec le président algérien.
Le premier ministre algérien, Abdelaziz Belkhadem, qui n'a pas évoqué le dossier, a plaidé pour "une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux
pays", une référence à la question des visas. Les Algériens, confrontés à de grandes difficultés pour obtenir un visa à destination de la France, dénoncent une politique de quotas qui ne dit
pas son nom. "Nous sommes dans une perspective d'augmentation de l'accueil des Algériens en France", a assuré François Fillon, sans donner de détails.
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