Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 01:06



Les deux présidents ont à nouveau demandé à Téhéran de stopper son programme d'enrichissement. Nicolas Sarkozy a également justifié sa main tendue à Bachar al-Assad.

Les présidents américains George W. Bush et français Nicolas Sarkozy ont affiché samedi leurs «convergences» retrouvées en mettant à nouveau en garde l'Iran sur son programme nucléaire militaire et en intimant à la Syrie de prendre ses distances avec Téhéran.

Durant leur conférence de presse commune, George W. Bush s'est déclaré «déçu» que les dirigeants iraniens aient refusé une offre « généreuse » de coopération des grandes puissances en vue de la suspension de son programme d'enrichissement d'uranium. «L'obtention par l'Iran de la bombe nucléaire est inacceptable, c'est clair. C'est une menace inacceptable pour la stabilité du monde, surtout rapportée aux déclarations répétées du président actuel de l'Iran», a renchéri Nicolas Sarkozy en référence aux menaces lancées par Mahmoud Ahmadinejad contre Israël. «L'Iran a le droit comme tous les autres pays du monde au nucléaire civil et nous sommes prêts à les aider», a convenu le président de la République. «Mais si les dirigeants de l'Iran sont de bonne foi, ils n'ont qu'à laisser les inspections aller jusqu'à leur terme. S'ils n'ont rien à cacher, qu'ils le montrent», a-t-il insisté.

Les deux chefs d'Etat se sont également retrouvés pour demander à la Syrie de prendre ses distances avec Téhéran. Le président français a demandé «que la Syrie se désolidarise le plus possible de l'Iran dans sa quête pour avoir une arme nucléaire». Même son de cloche pour George W. Bush, même si les Etats-Unis ont publiquement manifesté leurs réserves à la main tendue par Nicolas Sarkozy à un régime qu'ils considèrent comme l'un des principaux soutiens au terrorisme international.

Un rapprochement que le président de la République a souhaité justifier. « J'avais dit à M. Bachar al-Assad que la Syrie laisse le processus présidentiel se dérouler et nous reprendrons contact. Nous avons repris contact. » Depuis l'automne 2007, Nicolas Sarkozy a progressivement renoué les liens au plus haut niveau avec le régime de Bachar al-Assad, rompus par Jacques Chirac à la suite de l'assassinat de son ami libanais Rafic Hariri.

Par Mourad Ghazli
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