Vendredi 11 mai 2007
5
11
/05
/Mai
/2007
15:36
|
|
Quatre ans après le succès de Bien entendu c’est off, Daniel Carton est reparti en campagne. Arpentant la France dans le sillage des
candidats, l’ancien journaliste du Nouvel Observateur a rapporté chaque soir ce qu’il voyait : militants du PC votant Le Pen, notables socialistes désespérés par Ségolène
Royal, percée du marketing politique dans l’équipe Sarkozy, ambiance « Compagnons de la chanson » autour de Bayrou… rien ne lui a échappé.
Récit sur le vif d’une élection jusqu’au bout pleine de surprises, ce reportage très personnel nous raconte une autre face de la campagne comme on ne l’avait jamais
imaginée.
|
|
|
A lire page
176 “Dés le départ de cette campagne, c’était déjà mal emmanché. Le petit gars Hulot est venu garer son
scooter devant leur porte, on n’a plus vu que lui. Il ne s’est pas présenté, mais c’est bien pire. Il aurait pu devenir un pourcentage. Il est devenu pour tous les candidats une
mauvaise conscience qui n’arrive pas à se taire. Il n’aura pas de voix à compter. Mais sa voix compte. Avec les siennes, Voynet ne sait même pas si elle va atteindre son score de
3,2% de 1995. Qu’importe, ses amis, à Paris et ailleurs, entendent les troquer auprès de la centrale du PS qui turbine pour les législatives. Le TGV de 2008 n’était bien qu’une
publicité. C’est le train fantôme qui se prépare à entrer en gare !”
|
|
|
|
Par Mourad Ghazli
0