Jeudi 29 novembre 2007

  

Une étude fait le tour du monde des étiquettes. Alors, fait-il meilleur vivre ailleurs qu’en France si l’on veut ménager son porte-monnaie?

Si l’on aime se prélasser devant la télévision pour regarder un bon DVD, en sirotant une boisson sucrée, aucun doute c’est Shanghaï qui remporte la palme – en s’en tenant strictement au prix de vente des produits.

Le dernier film de James Bond, Casino Royal, y est vendu 6,13€, et un Coca-Cola de 33 cl, 30 centimes. En France, le même DVD serait vendu 25,32€ et la canette 1,04 €. En Allemagne, pays naturellement plus comparable économiquement, les mêmes produits coûtent respectivement 19,32€ et 46 centimes selon une étude de prix internationale PriceRunner.fr, qui a comparé 26 biens de consommation et produits hi-tech à travers 29 villes – 22 capitales européennes, 6 grandes villes américaines, 2 villes majeures en Chine et la capitale japonaise. «Il existe une très forte disparité au niveau des prix», confirme Charles Bourasset, chez PriceRunner. La France en sort mal classée : elle se trouve à la 21e place sur 29 dans l’échelle des prix recensés, le pays le plus cher étant la Norvège, pénalisée notamment par une forte TVA. L’enquête relève plusieurs points noirs français : l’essence et les DVD, ainsi que le Coca-Cola, le Big Mac et les tampons hygiéniques y sont particulièrement onéreux.

Cela veut-il dire que la France est un pays cher ? «Que l’Hexagone soit plus cher que la Chine n’est évidemment pas une surprise, le pouvoir d’achat y étant bien plus élevé», tempère Charles Bourasset. Il est en revanche plus étonnant que des produits mondialisés, comme le téléphone portable Nokia N95 par exemple, ne se vendent pas au même prix partout. De fait, ce téléphone mobile coûte 669 € en France contre 614€ en Grèce, 579€ en Italie ou encore 508€ à New York.

 

De fortes disparités

 

Dans son rapport sur la mondialisation, Hubert Védrine avance une explication : «Pour des raisons de concurrence insuffisante dans le secteur de la distribution en France, les prix des biens mondialisés sont restés stables depuis 10 ans», alors qu’ils ont baissé dans d’autres pays (de 19% en Grande-Bretagne, par exemple). Ce qui, selon lui, représente une perte de pouvoir d’achat de 5% pour les Français. Si l’intérêt de ce genre d’études est de faire ressortir de fortes disparités de prix d’un pays à l’autre, les économistes se gardent d’en tirer des conclusions définitives. «Si un produit est deux fois plus cher en France que dans un autre pays, mais que le niveau de salaire est trois fois plus élevé que dans le dit pays, il n’y a évidemment rien de dramatique. C’est une question de parité de pouvoir d’achat», prévient Éric Heyer, économiste à l’OFCE. Ainsi, que les prix soient moins élevés en République tchèque ou au Portugal que chez nous (un litre de lait y coûte par exemple autour de 60 centimes quand il est vendu 1,26€ à Paris), «ça n’a franchement rien d’étonnant».

De même, si l’Allemagne est moins chère que nous sur une partie des produits étudiés, «c’est aussi parce que les salaires ont très peu augmenté ces dernières années». Globalement, conclut Charles Bourasset, «on peut dire que la France est un pays cher, mais loin d’être le pire. Nous sommes dans la seconde partie du peloton.»

par Mourad Ghazli
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Lundi 26 novembre 2007
 

Xavier Bertrand plaide pour un «même niveau de rémunération si l’ancienneté est la même, si le poste est le même, si la qualification est la même» entre un homme et une femme.

«A partir du 31 décembre 2009, si une entreprise n’a pas trouvé un accord pour que les hommes et les femmes soient au même niveau de rémunération si l’ancienneté est la même, si le poste est le même, si la qualification est la même, il y aura des sanctions financières», a annoncé le ministre du Travail, Xavier Bertrand, à l’issue de la Conférence sociale organisée avec les partenaires sociaux, lundi.

Un projet de loi sera proposé au Parlement au premier semestre 2008, qui précisera les conditions et le montant de ces sanctions, qui «pourraient être calculées par exemple en fonction de la masse salariale». «Elles devront être suffisamment dissuasives pour que personne ne soit tenté de laisser la situation en l’état», a insisté le ministre, selon lequel «on ne peut plus passer pour des naïfs. Il faut tirer des conclusions quand rien ne se passe».

 

«Suppression» des sanctions pénales

 

A l’issue de la conférence, l’ensemble des syndicats a indiqué adhérer à l’instauration de sanctions financières, la présidente du Medef, Laurence Parisot, disant approuver l’idée d’une «amende», mais en échange de «la suppression» des sanctions pénales, inscrites dans la loi sur l’égalité hommes-femmes de 2006. La future loi ne devrait plus inclure de sanctions pénales. Le ministre a en effet affirmé que celles-ci «sont aujourd’hui prévues mais pas appliquées», et qu’il valait «mieux avoir des sanctions applicables, et donc financières».

Dans le détail, la sanction devrait être «redistributive» : la somme sera ainsi reversée à des entreprises qui auraient des plans visant à valoriser l’égalité professionnelle. Les entreprises disposeront au 1er mars 2008 d’un «mode d’emploi» pour dresser leur état des lieux annuel.

 

Le temps partiel «subi»
Par ailleurs, une table ronde va travailler sur le temps partiel «subi». 80% des personnes en temps partiel sont en effet des femmes, et près d’un tiers d’entre elles travailleraient plus si elles le pouvaient. Les écarts de salaire sont dus pour une certaine part à la prédominance du temps partiel dans l’emploi féminin.

Les partenaires sociaux ont aussi évoqué lundi la question de la présence des femmes dans les directions des entreprises, l’articulation vie professionnelle-vie familiale ou le droit de garde des enfants «opposable», mais aucune mesure n’a été proposée.Le ministre a donné rendez-vous aux partenaires sociaux pour une nouvelle conférence à l’automne 2008, afin de faire le point sur l’avancement des dossiers. En attendant, une «campagne de communication et de sensibilisation» sera lancée en début d’année prochaine.


par Mourad Ghazli
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Dimanche 25 novembre 2007
 

La taille des ménages français diminue

Les recensements ne montrent pas seulement les mouvements démographiques. Ils sont aussi le reflet de la société et de son évolution. Ainsi, à titre d'exemple, alors qu'en 1968, 20% des logements étaient occupés par une personne seule et 27% par deux, actuellement, ce sont 33% des logements qui sont habités par une et deux personnes.
par Mourad Ghazli
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Samedi 24 novembre 2007

 

L’Afrique frappée de plein fouet par la flambée des prix
 
Maroc, Mauritanie et désormais Sénégal : la flambée des prix des produits alimentaires de première nécessité commence à provoquer des troubles dans certains pays d’Afrique, où près de la moitié de la population tente de survivre avec un dollar par jour.
« La hausse internationale des prix a évidemment un impact plus important dans les pays qui dépendent en grande partie d’importations pour couvrir leurs besoins », explique à l’AFP la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) en Afrique de l’Ouest, Stéphanie Savariaud.
« La demande croissante en biocarburants et les prix élevés des énergies combustibles ont un impact dramatique sur des millions de personnes dans la sous-région. Les prix des denrées en Mauritanie, en Guinée-Bissau et au Sénégal ont fortement augmenté en 2007 », ajoute-t-elle.
Le directeur général de l’Organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) Jacques Diouf (Sénégal) s’était même inquiété début octobre des « risques de troubles sociaux et politiques » dans les pays pauvres en raison de la hausse des prix des céréales.
Les dernières violences liées à cette valse des étiquettes ont eu lieu mercredi au Sénégal, où la décision des autorités d’interdire aux nombreux marchands ambulants de travailler sur les trottoirs de Dakar a mis le feu aux poudres.
Pendant plusieurs heures, des échauffourées ont opposé commerçants, auxquels se sont joints de nombreux jeunes, et forces de l’ordre. Devant cette flambée inhabituelle de violences, les autorités ont fait marche arrière jeudi et autorisé ces commerçants à poursuivre leurs activités.
Le Sénégal, tout comme la Mauritanie voisine, est fortement dépendant du marché international pour l’importation de denrées de base telles que le blé ou le riz. Le Sénégal produit moins de 50 % de ses besoins en céréales.
En Mauritanie, où la production de céréales ne fournit que 30 % des besoins, le prix du blé importé est passé de 200 dollars la tonne en 2006 à 360 dollars en septembre 2007, selon le PAM.
Mi-novembre, des manifestations contre la hausse des prix avaient eu lieu pendant plusieurs jours dans ce pays en grande partie désertique. La répression avait fait un mort et 17 blessés.
Plus au nord, au Maroc, des manifestations de protestation contre la vie chère sont régulièrement organisées. Le 23 septembre, une de ces marches a dégénéré à Sefrou (centre).
Après des heurts entre la police et les manifestants, des commerces ont été saccagés et une cinquantaine de personnes ont été blessées dont des membres des forces de l’ordre. La manifestation a poussé le gouvernement à rétablir les anciens prix des produits de base, notamment du pain.
La hausse mondiale des prix des céréales, amplifiée par l’envolée des cours du pétrole, touche d’autres pays du continent le plus pauvre du monde mais sans que de graves violences n’aient jusqu’à présent été rapportées.
En République démocratique du Congo (RDC), où les trois quarts des habitants vivent dans l’insécurité alimentaire et 1,5 million souffrent de la faim, selon le PAM, la base de l’alimentation reste le manioc – dans l’ouest – ainsi que le maïs et la pomme de terre – dans l’est –, produits localement.
Plusieurs manifestations aux cris de « On est fatigué » ont eu lieu en septembre en Côte d’Ivoire, pourtant le pays le plus riche d’Afrique de l’Ouest francophone et premier exportateur mondial de cacao.
De nombreux Ivoiriens se contentent aujourd’hui d’un seul repas par jour. Le matin, ils prennent un « garba », un modeste plat d’attiéké (manioc) avec du poisson pour « tenir le coup » jusqu’au repas du soir, plus consistant.
par Mourad Ghazli
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Samedi 24 novembre 2007
 


Baisse pouvoir d'achat pour 2/3 Français

Près des deux tiers des Français ont constaté depuis un an une baisse de leur pouvoir d'achat, selon un sondage diffusé aujourd'hui, au moment où le président Nicolas Sarkozy s'apprête à annoncer la semaine prochaine des mesures pour répondre à cette inquiétude.
Les Français sont 65% à estimer que leur pouvoir d'achat a diminué au cours des douze derniers mois, alors qu'ils étaient 57% à le penser en janvier, selon ce sondage Ifop.
Le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation des Français, selon les sondages.

Par catégorie, les retraités (72%), les professions intermédiaires (66%) et les employés (63%) font le plus état d'un recul de pouvoir d'achat, devançant les professions libérales et cadres supérieurs (60%) et les ouvriers (56%).
Interrogés sur les mesures envisagées pour améliorer le pouvoir d'achat, les sondés jugent surtout efficaces une baisse de la TVA (85%) et une baisse d'une taxe sur les produits pétroliers (83%).
M. Sarkozy doit annoncer la semaine prochaine des "initiatives" sur le pouvoir d'achat.

par Mourad Ghazli
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Texte Libre

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