Mercredi 31 octobre 2007
  

32 M euros pour les sportifs professionnels

L'Etat va verser à la Sécu 32 millions d'euros en 2008 (+113%) pour compenser des allègements de charges sociales consenties par la loi à 1.172 sportifs professionnels (footballeurs, basketteurs et rugbymen), ont indiqué aujourd'hui deux députés PS.
Ces 32 millions sont versés pour compenser "des allègements de charges au titre du droit à l'image des sportifs professionnels", rapportent Valérie Fourneyron et Henry Nayrou.
Cette compensation, dont le montant augmente de 113% par rapport à 2007, est plus précisément versée à l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss, qui fédère les Urssaf, chargées de recouvrer les cotisations sociales).
Cette somme représente "21% du montant des crédits affectés au sport de haut niveau et 175% des crédits alloués au développement de la vie associative", regrette Mme Fourneyron (Seine-Maritime) dans son rapport de la commission des Affaires sociales.

par Mourad Ghazli
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Vendredi 26 octobre 2007

 

D’après une étude de l’INSEE, le Nord, les Bouches-du-Rhône et la Seine-Saint-Denis sont les trois départements les plus touchés par la fracture sociale. Un enfant sur quatre y vit en dessous du seuil de pauvreté.

 
Etre un enfant est plus difficile dans le Nord, les Bouches-du-Rhône et en Seine-Saint-Denis. Dans ces départements, près d’un jeune sur quatre vit sous le seuil de pauvreté – 788€ par mois et par individu-. Cette proportion est bien plus importante que la moyenne nationale, qui s’établie à 16,4%. C’est en effet dans la Seine-Saint-Denis et les régions Nord et PACA que l’on trouve le plus de pauvres et d’inégalités.
 
Ainsi une enquête de l’INSEE publiée vendredi révèle l’étendue des disparités. Dans le Pas-de-Calais, le département le plus pauvre, un habitant vit avec 13.740 euros par an contre 20.360 euros par an et par personne dans les Yvelines, le département le mieux nanti de France. Autre signe de l’importance des inégalités existantes, en 2004, la moitié des Français dispose d’un niveau de vie inférieur à 15 766 euros par an. En métropole, seuls 26 départements se situent au-dessus de cette médiane.
 
Pauvreté intense dans les Bouches du Rhône
 
Dans la région Nord, c’est l’important taux de chômage qui explique la misère. Le Nord et le Pas-de-Calais, présentent un taux de pauvreté record de 16.5% surtout concentré dans les zones urbaines. Dans le Languedoc-Roussillon, la Corse et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est un facteur totalement différent qui entre en cause. Là-bas c’est la situation familiale qui favorise l’ampleur du dénuement.
 
Dans ces régions, on compte énormément de familles nombreuses où coexistent plusieurs générations et de familles monoparentales. La précarité de la structure familiale frappe particulièrement les Bouches-du-Rhône. Là-bas, la pauvreté est intense : les niveaux de vie des ménages pauvres sont souvent situés très en dessous du seuil de pauvreté. La Seine-Saint-Denis, qui présente les mêmes profils familiaux difficiles est également très touchée par la pauvreté.
 
Paris, capitale des inégalités
 
Ce département est d’ailleurs une exception en Île de France. Trois départements franciliens où résident de nombreux de cadres, les Yvelines, Paris et les Hauts-de-Seine, se distinguent par des niveaux de vie particulièrement élevés. La capitale est toutefois la championne des inégalités de revenus. Le niveau de vie des plus riches est plus de 5 fois supérieur à celui des plus modestes.
 
Autres départements où les conditions de vie sont agréables, l'Alsace, la Haute-Savoie et la Franche-Comté. Ces départements bénéficient des salaires plus confortables des salariés frontaliers qui travaillent en Suisse et en Allemagne.
 
Enfin l’étude de l’INSEE souligne le rôle clé des prestations sociales qui atténuent les effets de la pauvreté. Les allocations comptent pour le tiers du revenu disponible des ménages pauvres, contre 5,4% du revenu disponible moyen des ménages.
par Mourad Ghazli
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Vendredi 26 octobre 2007

  

Les députés taxent les stock-options

L'amendement Bur a été adopté, y compris sur la contribution salariale.

 
POURSUIVANT, hier, l'examen du budget 2008 de la Sécurité sociale, l'Assemblée a adopté l'amendement d' Yves Bur (UMP) qui met à contribution les stock-options et les actions gratuites. À leur attribution, les options feront l'objet d'une cotisation patronale de 2,5 % de la valeur des actions sur lesquelles elles portent. Le taux sera de 10 % pour les distributions gratuites d'actions. Enfin, une cotisation salariale de 2,5 % sur la plus-value d'acquisition est aussi instaurée. Il « s'agit de faire en sorte que ces rémunérations déguisées, en forte expansion, participent davantage au financement de la protection sociale », selon le député du Bas-Rhin. « Ce sera 400 millions d'euros que nous attribuerons à notre protection sociale », précise Yves Bur.
 
L'opposition a jugé cette taxation « homéopathique ». À l'inverse, par la voix du ministre des Comptes publics, le gouvernement s'est dit « favorable » au dispositif, bien que « réservé » sur la cotisation salariale. Au nom de l'attractivité, Éric Woerth a plaidé : « Ne diabolisez pas les stock-options », ajoutant que le gouvernement souhaitait au contraire que plus de salariés en bénéficient. Il a rappelé que les stock-options étaient déjà soumises à la CSG, la CRDS et l'impôt sur le revenu.
 
Pourtant, le gouvernement n'a pas amendé à son tour le texte pour supprimer la contribution salariale : le ministre s'est est remis à « la sagesse de l'Assemblée »... Cette cotisation salariale est donc adoptée, au moins jusqu'à l'arrivée du texte au Sénat...
 
Par ailleurs, l'Assemblée a rectifié dans un sens favorable aux entreprises le calcul des allégements de charges qu'avait modifié la loi travail-emploi-pouvoir d'achat en juillet. L'amendement permet que les temps de pause (5 % du temps de travail) qui avaient été exclus de ce calcul alors qu'ils sont souvent payés au salarié soient réintroduits.
 
Rassurer les médecins
 
Les députés devaient, dans la soirée, se pencher sur la nouvelle rédaction des articles sur l'installation des jeunes médecins, promise aux internes mercredi. La nouvelle mouture prévoit que « les mesures d'adaptation, notamment incitatives (...) du niveau de l'offre en soins au sein de chaque région » font partie du champ de la négociation entre syndicats médicaux et assurance-maladie. Mais cette dernière est tenue de consulter au préalable les étudiants, internes, chefs de clinique, jeunes médecins.
 
Le gouvernement « exclut tout déconventionnement et non-conventionnement », précise l'exposé des motifs, répondant à la crainte des internes, qui a entraîné quatre semaines de grève.
 
par Mourad Ghazli
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Jeudi 25 octobre 2007
http://www.whoswho.fr/biographie-GHAZLI-Mourad_448448.html

Mourad GHAZLI

Mourad GHAZLI

Sportif, Homme politique, Gestionnaire de biens immobiliers

PARTI RADICAL

2549 caractères
mise à jour : 26/07/2007

Dans cette biographie, vous trouverez les rubriques suivantes :
  • Etat-civil complet
  • Etudes & Diplômes
  • Carrière
  • Décorations & Distinctions
  • Œuvres et travaux, Distractions & Centres d'intérêts
  • Adresse professionnelle postale
  • Biographies rattachées (réseau de collaborateurs)
 
Etat civil complet, vérifié auprès des bureaux d'état civil.
Diplômes vérifiés auprès des grandes écoles.
Les adresses privées et électroniques figurent uniquement dans notre édition papier.


© WHO'S WHO IN FRANCE
par Mourad Ghazli
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Mercredi 24 octobre 2007
  

Financement politique : la réforme qui fait scandale
Soutenu par le gouvernement, le Nouveau Centre a déposé une proposition de loi lui permettant de toucher des subventions publiques, dont il était privé depuis ses résultats insuffisants aux législatives. PS et MoDem y voient un remerciement de l'UMP pour services rendus.

 
François Bayrou fustige un « texte honteux tombé comme un météore », le PS dénonce « une magouille ». Derrière son intitulé assez lisse, la proposition de loi « pluralisme et indépendance des partis politiques » déposée par le Nouveau Centre (NC) a suscité l’ire de l’opposition.
 
Le gouvernement a décidé mercredi d'inscrire en urgence à l'Assemblée nationale ce texte ouvrant droit à la formation centriste d’Hervé Morin au financement public des partis politiques. Un copieux pactole de 80 millions d’euros distribué chaque année depuis une loi de mars 1988.
 
Aux législatives de juin, le NC, parti rallié à l'UMP, n'avait en effet pas rempli les deux conditions nécessaires pour bénéficier du financement public : avoir obtenu 1% des suffrages exprimés et présenté des candidats dans au moins 50 circonscriptions. Le ministre de la Défense Hervé Morin, patron de la formation centriste, avait alors reconnu qu'il avait été contraint d'inscrire plusieurs de ses proches et de ses collaborateurs sur les listes du parti. Des arrangements de dernière minute qui avaient permis au NC d'aligner 84 candidats.
 
Bayrou : « Le salaire de la trahison »
 
La proposition de loi, qui doit être débattue mercredi dans l'hémicycle, en tire les leçons en prévoyant que les formations politiques qui disposent de 15 députés élus pourront désormais accéder au financement public des partis politiques.
 
« Il s'agit d'une manœuvre destinée à nuire à François Bayrou » et « à faire exister un peu artificiellement un parti qui n'a de centriste que le nom », s'est insurgé le porte-parole des députés PS, André Vallini, indiquant que le PS voterait contre. François Bayrou, qui entend saisir le Conseil constitutionnel, a lui aussi dénoncé une proposition de loi qui constitue « le salaire de la trahison » de ses anciens amis ralliés à l'UMP.
 
Hervé Morin lui a répliqué du tac au tac : « On est ici clairement dans le bal des faux culs d'individus ou de partis qui veulent qu'on congèle la physionomie politique du pays. Nous voir arriver dans le jeu politique, pour le PS et pour le MoDem, ce n'est pas une bonne nouvelle ».
par Mourad Ghazli
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