Mardi 31 juillet 2007
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Lors de leur première rencontre officielle lundi, le président américain et le premier ministre britannique se sont engagés à renforcer les liens entre eux et entre leurs deux pays.

 
Tout le suspens résidait là : Gordon Brown allait-il s’entendre avec George W. Bush aussi bien que son prédécesseur, Tony Blair ? Le président américain a lui-même donné la réponse au terme de deux jours d’entretiens dans la résidence présidentielle de Camp David : "Tout le monde se demande si le premier ministre et moi avons été capables de trouver un terrain commun, de nous entendre, d'avoir de réelles discussions. Et la réponse est : absolument".
 
"Je suis venu ici afin d'affirmer et de célébrer le partenariat historique des objectifs partagés de nos deux pays", a assuré pour sa part Gordon Brown après un dîner et un petit déjeuner en tête-à-tête avec le président américain."Le Royaume-Uni et les Etats-Unis travaillent ensemble dans un partenariat qui va se renforcer dans les années à venir", a-t-il ajouté. "La relation entre la Grande-Bretagne et l'Amérique est notre relation bilatérale la plus importante", a renchéri George W. Bush.
 
Gordon Brown « comprend les enjeux » en Irak
 
Pour son premier voyage officiel aux Etats-Unis depuis sa prise de fonction le 27 juin, Gordon Brown s'est employé à faire taire ceux qui affirmaient, ou espéraient, que son arrivée à Downing Street permettrait à la politique étrangère britannique de prendre du recul par rapport à Washington, notamment sur l'Irak.
 
Tout en qualifiant l'Afghanistan de "ligne de front contre le terrorisme", le premier ministre a repris une partie de la rhétorique de George W. Bush sur la guerre en Irak, et démenti tout projet de retrait des quelque 5.500 soldats britanniques déployés dans ce pays, maintenant la position très critiquée de son prédécesseur, Tony Blair. "Il n'y a pas de doute dans mon esprit quant au fait que Gordon Brown comprenne qu'un échec en Irak serait un désastre pour la sécurité de nos deux pays. Il n'y a donc aucun doute dans mon esprit sur le fait qu'il comprend les enjeux de cette lutte", s'est félicité le président américain.
 
Seule différence notable : Londres a décidé d'abandonner les termes de "guerre contre le terrorisme", une expression George W. Bush lui-même s'est gardé d'utiliser lundi.
par Mourad Ghazli
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Dimanche 29 juillet 2007

Dans le même temps, le pays s'apprête à signer d'énormes contrats d'armements avec les pays arabes du Golfe pour contrer l'influence de l'Iran.

 
Le premier ministre israélien Ehoud Olmert a annoncé dimanche que les Etats-Unis allaient augmenter de 25% leur aide militaire à Israël, pour la porter à plus de 30 milliards de dollars sur dix ans. Cette année, l'Etat hébreu a reçu 2,4 milliards de dollars d'aide militaire de la part des Etats-Unis, dont les trois quarts servent à l'achat d'armes à des sociétés américaines tandis qu'un quart de ce total finance des achats d'équipements militaires auprès d’entreprises israéliennes. "Cette aide marque une amélioration considérable et extrêmement importante et constitue un élément très important de la sécurité d'Israël", a commenté le premier ministre. Selon une source gouvernementale, les Etats-Unis ont également accepté de vendre à Israël des avions de chasse de nouvelles générations ainsi que des bombes sophistiquée et des missiles à guidage laser.
 
L'annonce de Ehoud Olmert intervient au moment où les Etats-Unis s'apprêtent, selon la presse américaine, à dévoiler une série de contrats d'armement d'au moins 20 milliards de dollars avec l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et Oman. Washington entend venir en aide à ces pays face à l'influence grandissante de l'Iran, soupçonné par l'Occident de chercher à se doter de l'arme atomique.
 
«Pas de course à l’armement»
 
Il y a quelques mois, l'Etat hébreu avait fait part à Washington de ses réticences face à la vente d'armes ultra-sophistiquées à l'Arabie saoudite, craignant de perdre son avantage stratégique militaire dans la région. Les discussions sur ce contrat avaient donc été retardées. Dimanche, Ehoud Olmert a indiqué que le président Bush lui avait fourni "un engagement explicite et détaillé pour garantir à Israël un avantage qualitatif sur les autres pays arabes". "Nous comprenons le désir des Etats-Unis d'aider les pays modérés qui font partie d'un front uni avec les Etats-Unis et Israël dans la lutte contre l'Iran", a expliqué le premier ministre israélien.
 
Le ministre israélien de l'Intérieur Meir Sheetrit a quant à lui nié l'existence "d'une course à l'armement" au Moyen-Orient. "L'armement s'améliore constamment mais Israël veille à posséder des armes sophistiquées et à garder son avantage sur les autres pays" de la région, a-t-il assuré.
 
par Mourad Ghazli
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Jeudi 26 juillet 2007
         
En Israël, les envoyés de la Ligue arabe prônent la création d'un Etat palestinien

Les ministres des affaires étrangères égyptien et jordanien, Ahmed Aboul Ghet et Abdelelah al Khatib, ont demandé à Israël, mercredi 25 juillet, "un calendrier précis" de négociations avec les Palestiniens au sujet de la création de leur futur Etat, tout en priant "Israël de ne pas rater cette occasion".
 
Les deux émissaires de la Ligue arabe ont formulé cette demande à l'occasion de leur rencontre avec le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, à Jérusalem, alors qu'ils venaient présenter l'initiative de paix soutenue par la Ligue arabe. Ce projet de paix propose une reconnaissance d'Israël de la part de tous les Etats arabes en échange d'un retrait total de tous les territoires conquis lors de la guerre des Six-Jours, de la création d'un Etat palestinien et d'une "solution juste" à la question des réfugiés palestiniens.

"UNE VISITE HISTORIQUE"

 Pour sa part, si Ehoud Olmert a voulu voir "dans un avenir proche une occasion de passer au stade de discussions qui traiteront des étapes de l'établissement d'un Etat palestinien", aucun calendrier précis n'a été arrêté pour parvenir à des négociations sur le tracé définitif des frontières, sur le statut de Jérusalem ou sur le dossier des réfugiés palestiniens.

Le quotidien israélien Haaretz rapporte mercredi qu'Ehoud Olmert propose des discussions avec des Palestiniens au sujet d'un "accord de principe" qui permettrait l'établissement d'un Etat palestinien sur 90 % des territoires palestiniens. Israël proposerait également de relier la bande de Gaza et la Cisjordanie par un tunnel, ainsi qu'un échange de territoires qui permettrait à l'Etat juif de conserver les principales colonies de peuplement installées dans les zones occupées en 1967.

La visite de ces diplomates est "historique", car"c'est la première fois qu'une délégation parrainée par la Ligue arabe arrive en Israël", a expliqué le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, Mark Regev. En revanche, des diplomates arabes ont relativisé la portée de cette visite en rappelant les précédents accords de paix conclus entre la Jordanie, l'Egypte et Israël, puis en insistant sur le fait que les autres membres de la Ligue arabe n'entretenant pas de relations avec Israël ne participent pas à la visite.
par Mourad Ghazli
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Jeudi 26 juillet 2007
       

Fonctionnaires: un prêt à taux zéro

Les fonctionnaires de l'Etat peuvent désormais bénéficier d'un prêt à taux zéro, pour couvrir la caution exigée lors de la location d'un logement, a annoncé aujourd'hui le ministère de la Budget.
Ce prêt, ouvert à tout agent dont l'affectation est intervenue depuis le 1er septembre 2006, vise à favoriser la mobilité des fonctionnaires et pourra aller jusqu'à 1.000 euros, remboursables sur 3 ans.

par Mourad Ghazli
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Mercredi 25 juillet 2007

        
La Zambie compte 11,5 millions d'habitants. Dans ce pays d'Afrique australe, 17 % des personnes d'âge compris entre 15 et 49 ans sont séropositives. L'Onusida estime que 130 000 enfants sont infectés par le VIH et le nombre de décès dus au sida a atteint 98 000 en 2006.

 

7 000 ENFANTS TRAITÉS

En 2003, aucun malade ne recevait de médicament antirétroviral dans le cadre du système de santé public zambien. Grâce au programme mis en place, en 2004, avec la Fondation Clinton, 93 000 personnes en bénéficient. Parmi eux, 7 000 enfants. Ils n'étaient que la moitié avant le financement apporté par Unitaid, la "facilité internationale d'achat de médicaments", qui a noué un partenariat avec la Fondation Clinton.

 

Créée, en septembre 2006, par la France, le Brésil, la Norvège, le Chili et la Grande-Bretagne, rejoints depuis par 21 nouveaux Etats membres, Unitaid a les mêmes objectifs que l'initiative de la Fondation Clinton, à la différence près qu'elle étend son action à la tuberculose et au paludisme. Elle calque ainsi son champ d'action sur celui du Fonds mondial mis sur pied par les Nations unies et s'inscrit dans la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Le budget 2007 d'Unitaid, provenant de taxes sur les billets d'avions, atteint 300 millions de dollars et il devrait être de 500 millions de dollars en 2008. En 2007, 200 millions de dollars ont déjà été engagés, dont 60 millions alloués à la Fondation Clinton, qui assure la distribution des médicaments achetés par Unitaid.

Président du conseil d'administration d'Unitaid, Philippe Douste-Blazy s'est lui-même rendu en Zambie et a notamment visité avec Bill Clinton la pharmacie centrale de Lusaka, où sont stockés les médicaments achetés grâce aux deux institutions. L'originalité d'Unitaid est de reposer sur un mécanisme de financement innovant. En instaurant une contribution de solidarité sur les billets d'avion, obligatoire comme c'est le cas en France depuis le 1er juillet 2006 ou sur une base volontaire, les pays engagés dans Unitaid visent à assurer des ressources pérennes.

Outre cette "taxe Chirac", comme elle est parfois surnommée, des moyens de financement innovants supplémentaires seraient nécessaires : sur les 7 millions de personnes qui auraient besoin d'un traitement contre le sida dans les pays en développement, seuls 2 millions y ont accès.

par Mourad Ghazli
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