Samedi 30 juin 2007

Le chef alsacien était un Marocain sans papiers

MARIE-CHRITSINE TABET.
 Publié le 30

Un Maghrébin en situation irrégulière travaillait depuis 1998 dans le même restaurant. Il risque d'être expulsé.

 
ABDERRAHIM EL-QAIZY, second de cuisine depuis dix ans dans l'une des institutions de la ville, Au Vieux Mulhouse - où Nicolas Sarkozy s'est rendu il y a quelques mois - est en réalité un sans-papiers menacé d'expulsion. Son histoire est semblable à celle de milliers d'autres sans papiers à travers l'Hexagone. Lorsqu'en janvier dernier, son patron, Jean-Michel Pinheiro, président des restaurateurs de Mulhouse a découvert la nouvelle, il est resté sans voix.
 
Il a pourtant décidé de garder son employé modèle. Mais il y a quelques jours, une lettre de la direction départementale du travail et de l'emploi l'a obligé à revenir sur sa décision et à suspendre le contrat de travail. « Je risque de payer des amendes jusqu'à 5 000 fois le smic, sans parler des poursuites pénales, s'inquiète-t-il. Mais dès que sa situation est régularisée, je le reprends sur-le-champ.»
 
Étudiant à Strasbourg
 
Depuis dix ans, il paie scrupuleusement toutes les cotisations de son spécialiste de la choucroute et de la fleischnnacka, comme celles de ces 26 autres salariés, sans soupçonner à aucun moment qu'il était dans l'illégalité. Dans un français parfait, Abderrahim raconte son histoire. En 1989, il débarque de son Maroc natal pour étudier à la faculté de Strasbourg. En 1993, faute de bons résultats, son titre de séjour n'est pas renouvelé. Il se retrouve sans papiers. Il ne veut pas rentrer pour autant. Il a des fiches de paie, une carte de sécurité sociale, des avis d'impositions. En tant qu'étudiant, il avait accès au marché du travail à mi-temps.
 
Ses premiers employeurs, guère regardants, l'embauchent à temps complet. En 1998, il répond à une annonce du restaurant Au Vieux Mulhouse et est embauché comme commis de cuisine. Il présente ses anciens contrats, sa carte de sécu et fait bonne impression. Abderrahim promet qu'il apportera plus tard sa carte de séjour au patron qui la lui demande... Depuis, tout le monde a oublié qu'il est étranger, à commencer par Abderrahim lui-même.
 
En 1997, au moment de la régularisation de Jean-Pierre Chevènement, il dépose une demande. Essuie un refus. En avril 2006, il tente à nouveau sa chance. À l'heure de l'immigration choisie, il espère que sa parfaite intégration dans un secteur en pénurie d'emplois plaidera en sa faveur. Pas de réponse. Il ignore que passé un délai de quatre mois, le silence vaut refus implicite. La régularisation des familles d'enfants scolarisés occupe le devant de l'actualité, il pense qu'une fois ces dossiers réglés son tour viendra.
 
« J'avais honte »
 
Mais, convoqué en décembre 2006, il se retrouve en centre de rétention. Il y passera près de trente jours car il refuse d'embarquer. « J'ai appelé mon patron pour lui dire que j'étais malade », raconte-t-il. À sa sortie, avec un arrêté de reconduite à la frontière exécutoire à tout instant, il a dû dire la vérité à son patron. Sa compagne et ses voisins ont eu du mal à le croire. « J'avais honte, confie-t-il, je ne voulais pas que cela se sache. »
 
Fier de son bel appartement et de ses 1 500 euros net par mois, il dit ne pas avoir souffert de sa vie clandestine. Sauf lorsqu'il s'est fait agresser un soir et qu'il n'a pas osé porter plainte. Il n'a pas pu, non plus, assister à l'enterrement de ses parents car il ne pouvait quitter le territoire. Désormais, il attend une mesure de clémence et un réexamen.
par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 29 juin 2007
merci monsieur sarkozy de n'avoir pas accepter devedjian au gouvernement

 


Comparini salope selon Devedjian
Vidéo envoyée par INFOCOM-Net












par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 27 juin 2007

 George Bush et Tony Blair n'ont aucun regret sur l'Irak

George W. Bush et Tony Blair n'ont aucun regret sur l'intervention en Irak, ont-ils déclaré lors de leur sommet d'adieux à la Maison blanche. /Photo prise le 17 mai 2007/REUTERS/Larry Downing - © REUTERS

Diminué par l'impopularité de la guerre en Irak et poussé par un Gordon Brown impatient, Blair avait annoncé en mai, la voix cassée, la date de son départ : « Parfois, la seule façon de maîtriser l'attrait du pouvoir, c'est de l'abandonner. » Il ne s'y est résolu qu'à moitié. Optimiste à l'énergie intacte, il se voyait mal se contenter d'écrire ses mémoires et de présider sa fondation.

Son rôle au Proche-Orient reste à définir. Hier, les réactions étaient contrastées. Dans la région, Tony Blair est une figure controversée à cause de son engagement auprès des Américains. Critiqué pour ne pas avoir condamné les bombardements du Liban en 2006, il passe aussi pour pro-israélien. Ses défenseurs mettent en avant sa réputation de négociateur hors pair, acquise lors du processus de paix en Irlande du Nord, le grand succès de son mandat. Et ses positions en pointe sur la Palestine. Samedi dernier, Blair a parlé au Pape de son souhait de construire des ponts entre les religions. Comment mieux le faire qu'en aidant à la résolution du conflit israélo-palestinien ?

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 22 juin 2007
Les frères Kaczynski. Lech (à gauche), le président, semblait prêt au compromis à Bruxelles. Mais Jaroslaw, le premier ministre, a menacé de poser son véto au projet de traité.
Zoom +
Les frères Kaczynski. Lech (à gauche), le président, semblait prêt au compromis à Bruxelles. Mais Jaroslaw, le premier ministre, a menacé de poser son véto au projet de traité.
par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 21 juin 2007

Photo de M. Jacques BAUDOT, sénateur de la Meurthe-et-Moselle (Lorraine) 

Décès du sénateur UMP Jacques Baudot

Le sénateur UMP de Meurthe-et-Moselle Jacques Baudot, élu pour la première fois en 1992 et réélu en 2001, est décédé d'un cancer à l'âge de 71 ans. C'est son fils, l'adjoint au maire de Nancy Patrick Baudot, qui a annoncé la nouvelle. Né le 9 mars 1936, Jacques Baudot, a débuté sa carrière politique à Nancy, devenant conseiller municipal en 1970, puis premier adjoint de 1983 en 1995. Chirurgien-dentiste, il a été élu de 1979 à 2004 au conseil général de Meurthe-et-Moselle, dont il a été le président entre 1988 et 1998. En 1992, il est entré au Sénat, où il a été réélu en 2001. Le président du groupe sénatorial UMP Josselin de Rohan a exprimé sa "tristesse" a l'annonce du décès de "son collègue et ami".

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Texte Libre

Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter mon blog et ceci de façon régulière et je vous en remercie. Ce qui m’importe dans votre visite c’est vos remarques, vos réactions, voir votre contribution. J’essaye de donner des points de vue de façon régulière et sur des sujets complètement différents. Certains m’envoient des mails mais l’objectif et de faire bénéficier de vos remarques l’ensemble des personnes qui fréquentent le blog. Pour ceux qui pausent la question de mon engagement politique, je leur répondrai que ce qui m’anime ce sont les sujets sans dogmatisme, idéologie ou camps partisans. Je vous invite à déposer des commentaires surtout quand ils sont contradictoires et mes amis de l’étrangers et européens sont conviés pour leur regard de l’extérieur.
 
Mes Visiteurs
 
DWI Lawyer
 
Mes Livres
 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Revue de Presse

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus