Vendredi 30 mai 2008

Une femme sur dix victime d'agression sexuelle 

L'Institut national d'études démographiques (Ined) analyse la montée des violences sexuelles déclarées.

Pendant longtemps, elles se sont tues. Comme si rien ne s'était produit. Jusqu'en 2000, les femmes de plus de 50 ans confessaient rarement un viol. Depuis, le tabou s'est fissuré. Les quinqua commencent à raconter, tandis que les jeunes se confient plus aisément. La vaste enquête sur les conduites sexuelles conduites auprès de 12 000 personnes en 2006, et dont l'Ined publie vendredi une analyse, enregistre ce changement et voit doubler le nombre de déclarations d'agressions.

Quand les femmes parlent, les chiffres sont vertigineux. Sur 100 femmes françaises de 18 à 69 ans, 7 ont été bel et bien violées. Encore 9 autres ont été victimes d'une tentative d'agression sexuelle. Pour la première fois, les hommes ont été entendus et 5 % d'entre eux ont raconté des agressions sexuelles, tandis que 1,5 % a été contraint à des rapports sexuels.

Ces nouvelles données sur les violences sexuelles relèvent encore du confessionnal. La police, elle ne sait presque rien de ces vies abîmées. Entre 50 000 et 120 000 femmes auraient subi un rapport sexuel imposé ou une tentative au cours des douze derniers mois de l'enquête. Pourtant, 9 993 plaintes seulement ont été déposées sur cette période, soit 10 %. Jusque dans les années 1990, le nombre de plaintes allait croissant, avant de se stabiliser autour de 10 000. Un chiffre bien en deçà de ce phénomène qui touche, selon l'Ined, tous les milieux sociaux.

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 30 mai 2008




L'Assemblée nationale a ajouté jeudi une disposition au projet de réforme des institutions rendant cette consultation indispensable pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de sa population.

Si la Turquie veut un jour intégrer l'Union européenne, son sort passera quoiqu'il arrive entre les mains des Français. L'Assemblée nationale, par 48 voix contre 21, a en effet ajouté jeudi une disposition au projet de réforme des institutions rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de sa population. Un critère qui vise tout particulièrement la Turquie.

Le projet initial du gouvernement supprimait le référendum obligatoire pour toutes les demandes de nouvelles adhésions, pour donner le choix entre ratification par voie parlementaire ou référendum. Le référendum obligatoire avait été décidé par le président Jacques Chirac, qui avait fait modifier la Constitution en ce sens, peu avant le référendum sur la Constitution européenne en mai 2005.

Nicolas Sarkozy s'était plusieurs fois engagé à organiser un référendum si la question de l'entrée de la Turquie se posait pendant sa présidence. Ces engagements n'avaient toutefois pas apaisé les craintes des adversaires de l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne. Une quarantaine de députés UMP menaçaient de voter contre l'ensemble de la réforme des institutions si l'organisation d'un référendum, pour le cas turc, n'était pas inscrite dans la Constitution.

 

«L'Europe de Papa est morte»

 

Le seuil de 5% de la population de l'UE a été proposé par le président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann. 43 députés UMP avaient déposé un amendement similaire. Cette solution a mis la gauche, ainsi que plusieurs députés UMP, mal à l'aise tandis que les souverainistes de droite voulaient garder un «référendum pour tous». «L'Europe de Papa est morte», s'est exclamé Jacques Myard (UMP), selon lequel «il faut laisser le texte en l'état» car «on se met dans un piège diplomatique insoluble».

Co-auteur de l'amendement, Richard Mallié (UMP), farouche opposant à l'entrée de la Turquie, a expliqué que ce verrou ne concernait pas tant Ankara qu'un «certain nombre de pays voisins, l'Ukraine, la Turquie, la Russie et pourquoi pas l'Algérie, le Maroc (...) La moindre des choses avec des pays aussi peuplés, c'est que le peuple français soit automatiquement consulté».

Dans les rangs de l'UMP, Daniel Garrigue «aurait préféré que l'on s'en tienne aux dispositions initiales du projet de loi» et, pour Nicole Ameline, ce n'est pas «la solution optimale» car «la stigmatisation de la Turquie n'est pas acceptable». Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin, a averti qu'«une partie du monde a les yeux braqués sur nous», se demandant «si les constituants français vont ou non introduire» une mesure «visant implicitement un pays dans sa propre Constitution». Au PS, René Dosière a jugé la «disposition indigne et honteuse», tandis que, pour Manuel Valls, «on ne peut pas jouer avec la Constitution pour régler des problèmes politiques au sein de l'UMP».

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Jeudi 29 mai 2008



Le nouveau chef du gouvernement, en visite en France pour son premier déplacement à l'étranger, garde les rênes du pouvoir.

Vladimir Poutine a choisi Paris pour sa première grande visite à l'étranger en sa nouvelle qualité de chef du gouvernement. Accompagné de plusieurs ministres et de chefs d'entreprise, il rencontrera jeudi son homologue François Fillon avant de dîner avec le chef de l'État Nicolas Sarkozy. Ce rendez-vous vespéral à l'Élysée alimente les commentaires sur le tandem inédit Medvedev-Poutine qui dirige la Russie depuis trois semaines.

«Il ne faut pas tirer de ce dîner des conclusions sur l'équilibre du pouvoir russe, tempère un diplomate français, Poutine répond à l'invitation lancée par Sarkozy en septembre à Moscou» . Dans les deux capitales, on en tire néanmoins. «En principe, le président conduit la politique extérieure, rappelle Alexeï Venediktov, le rédacteur en chef de la radio Echo de Moscou, Mais Poutine veut garder une relation privilégiée avec les dirigeants du G8. Il a téléphoné au président Bush et le rencontrera pendant les JO de Pékin». «La période est cruciale pour la relation Union européenne-Russie», poursuit ce fin connaisseur des relations franco-russes. L'UE et la Russie doivent lancer le mois prochain, à la veille de la présidence française, les négociations, bloquées depuis près de deux ans par la Pologne puis la Lituanie, pour établir un nouveau partenariat stratégique. «Or, la question énergétique, au cœur de la relation UE-Russie, reste sous la responsabilité de Poutine», assure Venediktov.

«Pour nous, le chef c'est toujours Poutine», confiait récemment à l'AFP un haut responsable européen en visite à Moscou. Confirmation dans l'entourage de Bernard Kouchner qui a rencontré la semaine dernière le nouveau président russe : «Medvedev n'a même pas essayé de passer pour le patron.»

Le fait que Poutine garde les rênes ne gêne en rien les rapports bilatéraux. Alexeï Venediktov va jusqu'à qualifier la relation de Poutine avec Sarkozy (qui ne se sont vus que deux fois) d'«encore plus chaleureuse qu'avec Chirac». Au Kremlin, on apprécie quand Sarkozy qualifie de «parfaitement légitimes» les élections législatives russes de décembre. Et on boit du petit-lait lorsque Bernard Kouchner félicite Medvedev d'avoir été «magnifiquement élu».

 

Au Kremlin, les questions qui fâchent

 

En dépit de cette bonne entente, même si les échanges commerciaux (16,27 milliards de dollars en 2007) ont triplé en quatre ans, la France n'est que le huitième partenaire commercial de la Russie. La visite du premier ministre Poutine, accompagné du chef de l'agence atomique Rosatom ou encore des patrons de la banque publique VTB (actionnaire d'EADS) et d'Avtovaz (nouveau partenaire de Renault) vise à donner davantage d'ampleur à cette coopération. Rosatom est par exemple demandeur d'un partenariat avec Areva qui dépasserait les opérations conjointes actuelles. Nicolas Sarkozy avait évoqué favorablement un tel accord sur le nucléaire lors de sa visite à Moscou.

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 28 mai 2008

  
En visite à Varsovie, Nicolas Sarkozy a annoncé que dès le 1er juillet, les ressortissants de huit pays post-communistes entrés dans l'UE en 2004 pourront venir travailler en France, sans restrictions.

» Sarkozy à Varsovie pour arrimer la Pologne à l'UE

A partir du 1er juillet 2008, un travailleur polonais ou tchèque pourra entrer librement en France et y exercer l'emploi de son choix. A l'occasion de sa visite à Varsovie, le chef de l'Etat a annoncé que la France avec un d'avance sur le calendrier prévu ouvrira ses frontières aux ressortissants de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Hongrie, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Slovénie, au 1er juillet 2008 lorsque Paris assumera la présidence de l'Union européenne. «Je crois à l'Europe, j'essaie de le démontrer ici en Pologne», a souligné Nicolas Sarkozy. « J'estime que la Pologne est une grande puissance d'Europe et un partenaire stratégique, qu'elle est membre de l'Europe, que l'Europe est fondée sur la liberté de circulation des personnes et des biens et qu'il n'y a donc aucune raison d'avoir des restrictions avec la Pologne «.

La France avait opté pour une ouverture prudente et progressive de son marché comme le prévoit la législation européenne. Elle a commencé en mai 2006 à ouvrir partiellement son marché à ces huit pays anciennement communistes, qui avaient adhéré à l'UE lors du grand élargissement de 2004. Cette période transitoire devait se prolonger jusqu'au 30 avril 2009. Sous ce régime, les habitants de ces huit pays ne pouvaient postuler qu'à des postes dans des secteurs en manque de personnel en France, comme le bâtiment ou l'hôtellerie. En revanche, Roumains et Bulgares, dont les pays sont membres de l'UE depuis le 1er janvier 2007 seulement, resteront soumis à ce régime dérogatoire.

 

«Les plombiers polonais ne sont pas venus en France»

 

La Commission européenne s'est aussitôt félicitée de la décision du président de la République. «C'est de bon augure pour la présidence française, je m'en félicite. La décision est basée sur la réalité du marché du travail: les plombiers polonais ne sont pas venus en France», a souligné le commissaire européen au Travail, Vladimir Spidla, faisant référence à un des arguments clés des partisans du non au référendum sur la Constitution européenne en 2005. En France, cette ouverture partiel du marché n'a pas entraîné le raz de marrée humain craint. Entre 2005 et 2007, seuls 4 850 Européens de l'Est sont venus s'installer dans l'Hexagone en tant que salariés permanents, 30.000 autres Européens de l'Est travaillent de manière saisonnière en France.

Rappelant que «la plupart des pays avaient déjà ouvert leur marché du travail», le commissaire Spidla a estimé que « ce pas important allait inspirer les autres pays» restants. Si la Grande-Bretagne, la Suède ou l'Irlande en 2004 suivies en 2006 du Portugal, de la Grèce, de la Finlande et de l'Espagne ont complètement ouvert leurs marchés du travail, les restrictions à l'égard des ressortissants des pays de l'Est sont maintenues en Allemagne, Autriche, Danemark et Belgique.

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 27 mai 2008

 

Les élus du Val d'Essonne ont quasiment triplé leurs indemnités !
« Ces sommes restent inférieures au plafond légal », minimise le président UMP, Patrick Imbert.

POUR NICOLAS SARKOZY 172 % d'augmentation, pour Patrick Imbert 174 %. Sept mois après la polémique autour des indemnités du président de la République, le président UMP de la communauté de communes du Val d'Essonne* fait aussi l'objet de critiques.

Vendredi soir, à l'occasion d'un conseil qui se tenait à Leudeville, il a fait voter une importante hausse de ses indemnités (+ 174 %) et de celles des vice-présidents (+ 170 %).

« Eux n'auront pas de problème de pouvoir d'achat », raillent déjà certains. La proposition a été adoptée par une très large majorité.

« Je trouve cela parfaitement scandaleux, s'offusque Robert Coquidé, le maire (sans étiquette) d'Echarcon, qui a voté contre. La CCVE a bien d'autres priorités et bien d'autres projets plus importants pour la population. A l'heure où tout le monde est appelé à se serrer la ceinture, c'est tout simplement immoral. »

Une attaque que Patrick Imbert ne comprend pas. « Jusqu'ici, un vice-président percevait 277  par mois, contre 748 maintenant, détaille celui qui est aussi adjoint à la mairie de Ballancourt et conseiller général. Pour ma part, je suis passé de 700 mensuels à 2 057 brut. Ces sommes restent inférieures au plafond légal. » Et de rappeler qu'ailleurs certains perçoivent plus que lui. « A la communauté de communes de l'Etampois (NDLR : 33 000 habitants), le président touche 2 500 , et dans les agglomérations comme Evry (110 000 habitants), les indemnités du président avoisinent les 6 000  », avance Patrick Imbert.

Pas sûr que la pilule passe pour autant. Car dans d'autres collectivités, la tendance est inverse (voir encadré). Maire UMP de Vert-le-Grand et deuxième vice-président de la CCVE, Jean-Claude Quintard, lui, trouve cette hausse justifiée et raisonnable. « Nous ne percevons que 80 % des indemnités maximales. Au départ, tout était minimalisé en attendant de monter en puissance. Maintenant que les compétences sont plus importantes, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à augmenter les élus. »

* La CCVE comprend 17 communes autour de Mennecy et La Ferté-Alais, pour un total d'environ 50 000 habitants.

DANS D'AUTRES collectivités, on cherche plutôt à grappiller le moindre euro pour alléger les budgets. Au Sictom du Hurepoix, syndicat qui gère les ordures ménagères de 47 communes essonniennes, le président (non-inscrit) Christian Schoettl vient de faire voter une baisse de 36 % des indemnités des élus par rapport au plafond légal.

A Mennecy, Xavier Dugoin, maire UMP et premier vice-président de la CCVE (communauté de communes du Val d'Essonne), a renoncé à ses indemnités quelques jours après son élection.

« Ce qui se passe dans ma ville n'a pas valeur d'exemple, tempère Xavier Dugoin qui n'a pas pris part au vote sur la hausse des indemnités à la CCVE pour cause d'absence. Je ne suis pas un donneur de leçons, et les élus ont droit à des indemnités. A Mennecy, les adjoints ont aussi accepté de toucher 400 € de moins que le plafonnement légal. Le bond de la CCVE est énorme et je comprends que ça passe mal. » Reste que - contrairement à d'autres intercommunalités - la CCVE a communiqué précisément tous les chiffres, jouant ainsi la carte de la transparence.

Contactés hier, de nombreux élus ou directions d'agglomérations ont répondu « ne pas pouvoir donner rapidement le montant précis des indemnités ». Il n'est pourtant question que d'argent public...

par Mourad Ghazli
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Texte Libre

Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter mon blog et ceci de façon régulière et je vous en remercie. Ce qui m’importe dans votre visite c’est vos remarques, vos réactions, voir votre contribution. J’essaye de donner des points de vue de façon régulière et sur des sujets complètement différents. Certains m’envoient des mails mais l’objectif et de faire bénéficier de vos remarques l’ensemble des personnes qui fréquentent le blog. Pour ceux qui pausent la question de mon engagement politique, je leur répondrai que ce qui m’anime ce sont les sujets sans dogmatisme, idéologie ou camps partisans. Je vous invite à déposer des commentaires surtout quand ils sont contradictoires et mes amis de l’étrangers et européens sont conviés pour leur regard de l’extérieur.
 
Mes Visiteurs
 
DWI Lawyer
 
Mes Livres
 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Revue de Presse

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus