Mercredi 30 avril 2008

   
Le litre de super sans plomb 95 a atteint 1,40 euro, le litre de gazole, 1,31 euro, et le litre de fioul domestique, 0,87 euro.

Les prix du gazole, de l'essence et du fioul domestique ont atteint la semaine dernière de nouveaux records en France, dans le sillage de ceux du pétrole brut, selon des chiffres de l'Union française de l'industrie pétrolière (Ufip). Le litre de super sans plomb 95 a atteint 1,4017 euro. Le dernier record du super sans plomb 95 avait été atteint une semaine plus tôt avec 1,38 euro. Pour le gazole, le prix de vente a atteint 1,31 euro. Le précédent record avait été établi la semaine dernière à 1,30 euro. Enfin pour le litre de fioul, il se vend désormais en moyenne à 0,87 euro, contre 0,85 euro une semaine plus tôt. Ces prix correspondent à des moyennes hebdomadaires, mais ils peuvent être beaucoup plus élevés et varier d'un jour à l'autre ou d'une station-service à l'autre.

 

Jusqu'à 1,61 euro à la pompe

 

Ainsi l'essence atteint son prix le plus élevé aujourd'hui à 1,61 euro le litre et le gazole à 1,55 euro dans une station-service du XVIIe arrondissement à Paris alors qu'une autre station-service du même arrondissement affiche le prix le plus bas de Paris à 1,39 euro le litre pour l'essence, et à 1,30 euro le litre pour le gazole, selon le site du ministère de l'Economie qui recense les prix pratiqués à la pompe. Cette hausse des prix des carburants risque d'alimenter l'inflation en France, qui a déjà explosé en mars (+3,2%). Le mois dernier, les prix des combustibles liquides, dont le fioul domestique, ont déjà bondi de 38%. La flambée des prix à la pompe s'ajoute à celle de la facture énergétique. Le gouvernement a relevé les tarifs du gaz de 5,5% au 30 avril.

par Mourad Ghazli
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Mardi 29 avril 2008

   
Le moral des Français au plus bas en avril

Miné par l'inflation, le moral des ménages français a encore baissé en avril à un nouveau plus bas historique, ce qui ravive des craintes pour la consommation, traditionnel moteur de la croissance.

L'indicateur résumé qui le mesure s'est établi à -37 contre -36 en mars en données corrigées des variations saisonnières, soit la dixième baisse consécutive.

L'enquête de l'Insee révèle certes une légère amélioration de l'opinion des ménages sur l'évolution passée du niveau de vie en France (de -71 en mars à -69 en avril) et de leur situation personnelle passée (-30 à -29). De même, l'opinion des Français sur les perspectives d'évolution du chômage s'améliore assez nettement en avril.

Selon l'Insee, si les ménages sont un peu moins nombreux qu'en mars à estimer que les hausses de prix ont été fortes sur le passé, leurs anticipations d'inflation sont en revanche supérieures à celles du mois précédent.

Autre sujet d'inquiétude: le ralentissement du marché immobilier. Les mises en chantier de logements en France ont baissé de 9,9% entre janvier et mars, à 92.110 unités, alors que les permis de construire ont chuté de 15,5%, à 120.528 unités, a annoncé aujourd'hui le ministère de l'Ecologie.

par Mourad Ghazli
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Dimanche 27 avril 2008

 
Sarkozy en Tunisie: "soutien" à Ben Ali

Le président Nicolas Sarkozy se rendra demain en Tunisie pour exprimer son "estime" et son "soutien" à son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali, déclare-t-il dans un entretien publié dimanche dans le quotidien arabophone tunisien Ach-Chourouk.

"C'est mon second déplacement en Tunisie en moins d'un an, signe de mon souci de poursuivre et d'approfondir la relation bilatérale. Je (viens) dire mon estime et mon soutien au président Ben Ali (...). Les relations franco-tunisiennes sont excellentes, tant par leur densité que par leur diversité", insiste-t-il.

Interrogé sur la politique de Paris vis-à-vis des pays arabes et africains, M. Sarkozy estime qu'il y a "des esprits chagrins pour lesquels une +politique arabe+, une +politique africaine+ sont des données immuables, gravées dans le marbre, qui ne sont pas susceptibles d'évoluer alors même que ces régions du monde changent".
"De mon point de vue, ce serait faire insulte au monde arabe, à l'Afrique, que de conserver à leur égard une politique qui ne prenne pas ces changements en considération", ajoute-t-il.

par Mourad Ghazli
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Jeudi 24 avril 2008

 

Aussi difficile qu'un oral du bac. Aussi délicat qu'une traversée de l'Atlantique en solitaire. La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, ce soir, sur TF1 et France 2, ne va pas seulement ponctuer la première année de présidence du chef de l'État. Elle doit, à entendre ministres, parlementaires et conseillers, redonner le moral à une majorité qui ne sait plus où elle va. Avant même l'intervention du chef de l'État, François Fillon a donné hier le ton en indiquant qu'il souhaitait que Nicolas Sarkozy « redonne le cap sur les réformes qui doivent être conduites»et fournisse « un travail d'explication sur les réformes en cours». «On attend une feuille de route pour les prochaines semaines, pour les prochains mois.»

Il est inhabituel qu'un chef du gouvernement mette ainsi les points sur les «i»juste avant une prestation télévisée du président. Proche des députés et sénateurs UMP, auprès desquels il jouit d'une popularité intacte, le premier ministre se fait le porte-parole d'une base parlementaire déboussolée par la succession d'annonces «brouillonnes». Sans compter la débâcle des élections municipales qui a laissé ­quarante-sept députés UMP au tapis. Ceux-là ont «le sentiment d'avoir été sanctionnés par la politique nationale plus que par leur action locale», selon François-Michel Gonnot, élu de l'Oise, battu à Noyon.

À l'unisson, les élus UMP, qui ne veulent pas de pause dans les réformes, demandent en revanche au chef de l'État de ne pas faire d'annonces ponctuelles nouvelles. «Le bombardement des annonces a troublé les Français. Il faut qu'il parle comme un président, pas comme un candidat prolongé», met en garde Claude Goasguen, élu de la capitale. «On veut qu'il donne du sens à notre action. On n'a pas besoin d'un catalogue de mesures», enchérit Jean Leonetti, premier vice-président du groupe UMP à l'Assemblée. «Cela ne sert à rien de faire des annonces nouvelles par bribes. Nous voulons qu'il retrouve le ton de la campagne présidentielle et donne une ligne à tenir par tous. Y compris les ministres», s'impatiente Alain Gest, élu de la Somme, qui souhaite aussi que Nicolas Sarkozy reconnaisse qu'il «a pu commettre des erreurs d'appréciation».

 

Le possible embouteillage du calendrier inquiète

 

Les députés villepinistes, eux, s'interrogent sur la méthode Sarkozy : «Ma crainte est celle d'un volontarisme solitaire», s'inquiète Hervé Mariton. Son collègue Georges Tron veut entendre «tout sauf un discours du style “ J'ai raison contre le monde et contre tous”».

Mis sous pression par les députés, Nicolas Sarkozy a déjà fait savoir qu'il entendait «continuer»les réformes au même rythme. «J'ai connu une autre époque où l'on faisait une réforme par an et on s'arrêtait à la première», a-t-il lancé hier devant ses ministres, en guise de réponse à Jean-Pierre Raffarin qui s'inquiète de l'embouteillage du calendrier. Mais plus que l'inquiétude des parlementaires, c'est à à la grogne des Français qu'il doit répondre ce soir. Des Français qui le boudent, selon toutes les enquêtes d'opinion. Il perd encore deux points en avril et son premier ministre trois dans le baromètre mensuel CSA-Valeurs actuelles. Seuls 28 % des Français jugent que l'action du chef de l'État va «plutôt dans le bon sens».

par Mourad Ghazli
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Mardi 22 avril 2008


              Dalaï-lama citoyen d'honneur : Pékin «mécontent

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    Bertrand Delanoë et le dalaï-lama, le 16 octobre 2003, à Paris. (Robine/AFP)
    Bertrand Delanoë et le dalaï-lama, le 16 octobre 2003, à Paris. (Robine/AFP)

    Alors que l'Elysée tente d'apaiser la crise, la Chine estime que la décision de la ville de Paris de rendre hommage au leader spirituel tibétain est une «grossière ingérence».

    «La Chine fait part de son vif mécontentement et de son opposition résolue» : Pékin a été prompt à réagir, moins de 24 heures après la décision de la ville de Paris de faire du dalaï-lama son «citoyen d'honneur». Ce regain de tensions intervient également quelques heures après l'envoi par l'Elysée d'émissaires français à Pékin pour appeler Pékin au dialogue.

    «Cette décision est une grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises, portant gravement atteinte aux relations franco-chinoises», a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu appelant également la France à «prendre des mesures concrètes pour sauvegarder les relations» bilatérales. Pour le pouvoir chinois, cette décision du Conseil de Paris «va ensuite encourager l'arrogance du dalaï-lama et ses partisans tibétains pro-indépendance».

    Même hostilité de la part de la presse chinoise, qui à l'instar du site Chine Informations, évoque une «provocation» de la part de Bertrard Delanoë .

     

    Lettre de l'ambassadeur de Chine

     

    Lundi, avant le vote, les élus de la mairie de Paris avaient reçu une lettre à l'en-tête de l'ambassadeur de Chine en France pour les dissuader de faire du dalaï-lama un «citoyen d'honneur» de la capitale française, comme l'avaient été avant lui l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, ou l'Iranienne Shirin Ebadi.

    L'un des adjoints du maire de Paris, Pierre Schapira, qui a eu connaissance de la missive chinoise, a expliqué que l'auteur de la lettre mettait en garde dans des termes «extrêmement violents» les élus de Paris expliquant, qu'en distinguant le dalaï-lama, ils rendraient «pire la situation au Tibet». «Je suis scandalisé par cet ultimatum. Je n'ai jamais vu un ambassadeur qui fait pression sur des élus de cette manière», a déclaré Pierre Schapira.

    Le communiqué ne mentionne en revanche pas Hu Jia, militant chinois des droits de l'homme, qui s'est pourtant lui aussi vu décerner le même titre de «citoyen d'honneur» que le chef spirituel tibétain en exil. Le dissident a été condamné le 3 avril à trois ans et demi de prison pour «incitation à la subversion au pouvoir de l'Etat».

par Mourad Ghazli
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