Jeudi 31 janvier 2008
   

Manifestation des handicapés le 29 mars

Les associations liées au handicap et maladies invalidantes se sont regroupées au sein d'un mouvement "Ni pauvre, ni soumis" et appellent à une manifestation nationale le 29 mars à Paris, pour "un revenu d'existence".
En référence au mouvement des filles de banlieue, "Ni putes, ni soumises", les associations défendant les personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d'accident du travail, ont décidé se regrouper dans un mouvement, "Ni pauvre, ni soumis", aux mêmes initiales NPNS.

"Nous voulons pousser un coup de gueule", affirme la Fnath (fédération des accidentés de la vie): "on voit mal comment le gouvernement va tenir la promesse de campagne de revaloriser de 25% l'allocation adulte handicapée (AAH) sur cinq ans, alors qu'il l'a augmentée de seulement 1,1% au 1er janvier".
Une quarantaine d'organisations nationales ont signé le "pacte interassociatif" du nouveau mouvement et apportent leur soutien à "la marche vers l'Elysée" qui sera organisée le 29 mars, précise le communiqué, qui attend 20.000 manifestants.

Source: AFP

par Mourad Ghazli
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Mercredi 30 janvier 2008


Salaires : les écarts entre hommes et femmes persistent

Le salaire mensuel moyen des salariés a augmenté de 0.4%, selon l'Insee. Les femmes continuent de percevoir un salaire inférieur de 19% à celui des hommes.

Plus riches, mais de peu. «Compte tenu de la hausse des prix à la consommation de 1.6% en 2006», les salariés du secteur privé ont gagné 1% sur leur salaire brut moyen (2 583 euros) contre 0.4% (1 941 euros) pour leur salaire net, d'après l'Insee. La différence de progression entre le salaire net et le salaire brut s'explique en partie par la hausse de certaines charges sociales (cotisation vieillesse, assurance chômage et retraite complémentaire), estime l'institut. Quant à l'écart de salaire entre les hommes et les femmes, ces dernières gagnent toujours en moyenne 18.9% de moins que les hommes. Malgré une évolution «des salaires nets très légèrement positive pour l'ensemble de la hiérarchie salariale», les employés et les ouvriers ne profitent pas de la conjoncture.

 

Salaire des ouvriers en baisse

 

Au contraire, le salaire net moyen des ouvriers a diminué de 0.2%, quand celui des employés stagne (+0.2%). Sans surprise, c'est dans le secteur des services opérationnels, «notamment l'intérim, les activités de nettoyage et de surveillance», que les salaires ont le moins progressé. Les mieux lotis sont les cadres de sexe masculin. Pour eux, le salaire net moyen a augmenté de 0.5%. Pour eux, «c'est dans les secteurs de la finance que les progressions sont les plus fortes», analyse l'Insee. Le salaire des femmes cadres n'a, lui, progressé que de 0.2%. Et quand un homme occupe un poste à temps non complet, il a bénéficié d'une augmentation de salaire plus forte que celle des femmes. Le salaire médian est fixé pour l'année 2006 à 1 555 euros, contre 1 529 euros en 2005. Un salaire médian car 50% de la population touche moins que ce salaire, et 50% touchent plus que ce salaire.

 

La faute à l'euro?

 

Pourtant, lorsque les Français sont interrogés sur la baisse de leur pouvoir d'achat, ils continuent en majorité (57%) à dénoncer l'euro, selon un sondage TNS-Sofres, publié en janvier. Ils ne sont que 16% à affirmer que leur pouvoir d'achat baisse à cause de la stagnation de leurs salaires. Le thème est, en tout cas, fédérateur puisque les «sans opinion» sont inexistants. Parmi les propositions du gouvernement qui pourraient améliorer leur salaire, les sondés placent le développement de l'intéressement en premier (66%), puis l'encadrement des loyers (62%). Le rachat des RTT est approuvé par 51% d'entre eux.

par Mourad Ghazli
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Mercredi 30 janvier 2008


Sénatoriales La désignation de Frêche fait tousser Paris

Rue Solferino, on se croyait débarrassé du cas Frêche depuis que, le 27 janvier 2007, les instances nationales du PS avaient voté à l'unanimité son exclusion. Mais c'était sans compter sur le pouvoir que celui-ci exerce sur la fédération socialiste de l'Hérault et, plus particulièrement, sur son conseil fédéral, dont 83 de ses 85 membres l'ont désigné, vendredi dernier, tête de liste pour les sénatoriales de septembre 2008.

Ainsi, officiellement, hier, au siège parisien du Parti socialiste, on se refusait à tout commentaire. Cependant, officieusement, certains responsables ne cachaient leur stupeur face à cette improbable désignation : « Il me semble prématuré de parler des sénatoriales avant les municipales, sachant que les désignations sont suspendues aux résultats de ces dernières. » Par ailleurs, souligne l'un d'entre eux : « Comment peut-on désigner Georges Frêche comme tête de liste du PS alors qu'il a été exclu il y a tout juste un an du parti après ses dérapages verbaux. Je vous rappelle, comme le stipulent nos statuts, que frappé d'une décision disciplinaire, il ne peut être réintégré que par un vote à l'occasion d'un congrès. Et le prochain n'est pas programmé avant fin 2008. Certes, personne ne peut préjuger de l'avenir mais son exclusion a été votée à l'unanimité. » Toujours hier, la rédaction de Midi Libre recevait une copie de la lettre adressée à André Vezinhet et signée de François Hollande, dans laquelle le premier secrétaire déclare que la procédure engagée par la fédération de l'Hérault pour la désignation des candidats aux sénatoriales de septembre 2008 « est conforme à nos règles ».

En revanche, cette lettre en date du 22 janvier ne fait aucunement allusion, en quelques points que ce soit, à la désignation de Georges Frêche comme tête de liste. Et pour cause, ladite désignation a eu lieu trois jours plus tard, le 25 janvier. Mais rien ne dit qu'une nouvelle missive de François Hollande ne soit pas sur le point d'atterrir prochainement sur le bureau du président du conseil général de l'Hérault. G. L. et Z.C.

par Mourad Ghazli
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Mardi 29 janvier 2008
 

L'absentéisme des élus  du val d'oise

S'IL FALLAIT noter l'assiduité des conseillers généraux, la mention pour la plupart serait « peut mieux faire ». Seulement six élus ont participé aux 42 séances depuis les dernières élections de mars 2004. A un mois et demi du premier tour des cantonales, zoom sur la présence des uns et des autres.

Sans surprise, on note une plus importante assiduité dans le groupe de la majorité. Dans le cercle très fermé des six élus à ne pas avoir manqué une séance s'est glissée une seule socialiste, Andrée Salgues, alors que dans le carré de l'école buissonnière (en dessous de 80 % de présence) on ne trouve que des élus de l'opposition...

C'est Maurice Boscavert, le conseiller général (DVG) de Taverny qui coiffe le bonnet d'âne avec seulement 9 séances à son actif. Un manque d'assiduité largement excusé. « Il a dû faire face à de graves problèmes de santé », explique-t-on dans son entourage. François Pupponi, avec 27 séances, arrive juste derrière. Une présence rare qui n'empêche pas ces deux fortes personnalités d'intervenir à maintes reprises. L'un comme l'autre ont toutefois décidé de quitter l'assemblée départementale.

C'est ensuite le ventre mou des présences. Vingt-sept élus se situent dans une fourchette qui va de 34 à 41 séances (81 à 98 %). Tous ne sont pas logés à la même enseigne. Plus disponible par exemple, en raison de son statut de retraité et de son seul mandat de conseiller général, Robert Daviot (DVD) n'a pas manqué une séance. Mieux : il n'a jamais raté un rendez-vous depuis son élection en 1994 ! Il y a aussi les petits malins, signalés présents, mais qui quittent le conseil en milieu de séance...


par Mourad Ghazli
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Lundi 28 janvier 2008

Quand le génocide arménien s'invite aux municipales (suite)

En présentant sa liste, voilà quinze jours, Jean-Paul Bret, maire sortant (PS) de Villeurbanne (Rhône), prônait la diversité (Libération du 15 janvier). Quinze jours plus tard, l'une de ses candidates (Verte) a décidé de se retirer. D'origine turque, la jeune femme s'est d'abord vue demander la reconnaissance du génocide arménien, comme condition de maintien sur la liste. Bien que choquée, elle s'est exécutée. Le maire a alors demandé qu'elle confirme ces propos devant un représentant de la communauté arménienne. Ce fut chose faite mercredi dernier, dans le bureau de Bret. Mais l'élu doutait encore. "Il y aura une pression terrible sur elle, expliquait vendredi son directeur de à libelyon.fr (lire). (...) Nous savons que le consulat de Turquie exerce parfois des pressions très fortes sur ses ressortissants et sur les associations turques.» Après dix jours de discussions, la jeune femme a jeté l'éponge. «Elle trouve que c'est trop lourd d'entrer dans la vie politique réduite à ses origines», résume Béatrice Vessiler, l'une de ses colistières.
Ol.B.

par Mourad Ghazli
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